Souvenirs d’euthanasie et d’accompagnements…

Il reste deux mois encore avant qu’une législation sur l’euthanasie soit acceptée et appliquée, ou qu’un vide juridique s’installe pour l’ensemble du Canada, comme c’est le cas pour l’avortement actuellement. Le médecin serait alors libre d’effectuer les euthanasies, à la demande du patient, selon son bon vouloir, l’euthanasie et le suicide assisté sur demande, en quelque sorte. Ce débat, au-delà de l’argumentation et des discussions, vient me rappeler différents souvenirs marquants qui viennent appuyer, pour ma part, mes raisons de refuser l’euthanasie.

J’étais tout jeune enfant quand on a découvert mon chien sous une feuille de chou, littéralement, sur la ferme familiale. Il fait partie de mes plus vieux souvenirs et des meilleurs, accompagnant les fous rires que j’ai eus avec mes frères. Je m’y étais attaché comme à un membre de ma famille. À la fin de mon adolescence, j’ai vu mon chien dépérir et nous avons été placés devant le choix de faire une opération coûteuse qui lui laisserait quelques mois supplémentaires à vivre, le laisser souffrir, où le faire euthanasier.

C’est moi qui ai tenu mon chien pour qu’il arrête de gronder, parce qu’il me faisait confiance, quand le vétérinaire s’approchait pour lui faire la piqure. Je l’ai soutenu jusqu’à sa fin. Et je ne comprends pas, il m’est impossible de comprendre qu’on puisse vouloir vivre la même chose avec une personne que l’on aime.

Parce que je ne peux voir aucune, mais aucune compassion dans le fait de laisser un être cher à la personne qui va la tuer. Il y a des gestes et attitudes qui me paraissent totalement incompatibles avec un amour jusqu’au bout. Celui d’abréger volontairement la vie d’un proche en fait partie. Celle d’accepter la volonté suicidaire d’un proche également. Les organismes de lutte au suicide ont reconnu que la question de l’euthanasie relevait de la même problématique qu’ils combattaient tous les jours. Et comme la majorité des spécialistes des soins palliatifs affirment qu’il n’y a plus aucune souffrance en fin de vie qu’ils ne peuvent contrôler, je ne vois pas d’arguments compréhensibles pouvant justifier l’acceptation de ce qui n’est réellement qu’une demande de suicide. Je crois qu’il n’existe, en fait, que certains médecins incompétents sur ces questions, la quasi-totalité des médecins non formés en soins palliatifs, même s’il n’est pas toujours permis de le dire…

Mon père est parti dernièrement et j’ai pu être là, avec lui, dans les dernières semaines. La présence de personnes qu’il aimait, qui priaient pour lui, l’apaisait dans sa douleur. Même s’il me l’avait demandé, jamais je n’aurais acquiescé à une demande d’euthanasie. Parce qu’alors, nous nous serions menti, mon père et moi, en disant que le faire mourir pouvait être un geste d’amour. L’euthanasie demeure pour moi un geste pour un être qui n’est pas digne qu’on dépense autant de temps, et d’argent, et d’efforts pour le soulager, il n’en vaut pas la peine, et acquiescer à sa demande lui laissera un dernier message de notre part : tu as raison de penser que tu étais un poids pour nous, que nous n’avions pas le temps de nous occuper de toi…

Nous avons tenu la main de mon père, à tour de rôle, et il est parti entouré d’amour, quand il devait partir. Il n’est pas parti parce que quelqu’un, quelque part, aurait été capable de lui dire que sa vie n’était plus « digne »…

Mon père a souffert, et probablement qu’avec un financement normal, dans une unité de soins palliatifs, il aurait pu être encore mieux soulagé de sa souffrance. Nous l’avons accompagné pour qu’il parte à son rythme… Nous avons été présents jour et nuit à ses côtés, jusqu’au bout, comme nous l’avions fait pour nos grands-parents. Ces derniers ont parfois demandé de mourir, avant que nous ne les soulagions adéquatement de leurs souffrances, leur demande disparaissant aussitôt. Un cheminement connu dont témoignent également les équipes médicales de soins palliatifs.

Si le cri pour mourir est un appel à l’aide, je crois que la réclamation continue de la mort, même après le soulagement de la douleur, est une gifle monumentale à la solidarité, à la communion des personnes et des familles. Jamais mon père, ni mes grands-parents, qui nous aimaient et avaient un sain amour d’eux-mêmes, ne nous auraient fait une telle revendication.

Il y a peu de mots pour exprimer exactement les expériences vécues, mais j’ai la profonde conviction qu’entre l’euthanasie d’un être cher, et son accompagnement dans le soulagement de sa souffrance, une seule des deux est une véritable expérience de compassion. Et que cela relève d’une loi intime universelle. Le cœur humain est et sera toujours le même… Il me paraît impossible que dans le geste de tuer puisse exister le moindre iota d’amour.

L’amour est ce qu’il est. Peut-on le travestir sous l’euphémisme « d’aide médicale à mourir »?

Image : Mphotographe Mains solidaires (2011)

 

13 Comments

  1. Pour mettre les choses en balance, convenons que la mort de votre chien n’a rien à voir avec la mort d’un homme. Toutou fut victime du choix de vos parents alors que l’homme est bénéficiaire de son choix. Ce choix est raisonné et appartient à une démarche difficile, assurément douloureuse mais qui s’offre comme ultime alternative à une vie qui se dissout entres les solutés, parfumée par les miasmes de la couche, le partage inégal de l’attente.

    Ne voir dans la mort que la main de l’autre, celle qui se substitut à celle de Dieu, c’est avant tout nier la volonté de celui-là même qui demande à mourir. Face à la mort nous sommes seuls, dépouillé de tout ce que nous étions à l’exception de cette part résiduelle qui se tord dans la douleur, étouffe dans ses sécrétions, cherche désespérément à s’extraire d’un corps qui, déjà, a repris la route de la terre. Étrangement, ce moment est celui que les proches privilégient pour se nier toutes velléité d’humanisme et refuser à ceux qu’ils aiment cette liberté ultime qui est celle de choisir le moment du départ.

    Parler d’euthanasie, c’est captieusement dévier le regard de la volonté de celui qui veut vers ceux qui ne veulent pas, obliquer notre compassion envers celui qui s’anéantit dans la corruption avancée des chairs vers notre refus immédiat de la mort. Rappelons-nous que ces instants précieux qui unissent mourants et biens portants sont précisément ceux qui nous rappellent notre égalité radicale en Dieu, qui nous hurlent au pied de celui qui quitte que notre tour viens et que nous ne sommes tous que cendres et poussière. Reconnaissons que, sous prétexte de sentiments élevés, c’est l’instinct qui parle, cette peur de la mort qui peine à rejoindre l’esprit et abstrait le temps d’un refus notre foi en la vie éternelle. Tant de tiédeur laisse songeur.

    De plus, confondre entre aide à mourir et suicide exprime un aveuglement face à une évidence pourtant criante: se suicider est un acte qui arrête la vie en son milieu, l’aide à mourir l’interrompt à sa fin. Les enjeux ne sont plus les mêmes du seul fait que, confronté à sa propre fin, le demandeur espère toujours la vie. Ne présumons pas la maladie de l’âme en ajout de celle du corps mais marchons plutôt un moment dans les chaussures de celui qui nous quitte et imaginons cette nuit de paix durant laquelle il a arrêté son choix. Cessons de magnifier nos carences en nous projetant sur le grand écran de l’amour. Souhaiter perdurer la souffrance de l’autre n’est pas l’aimer. Par contre, souhaiter sa mort n’est pas chrétien. À ce dilemme répondons par l’intelligence du cœur et acceptons le choix de notre prochain. Prions pour lui.

    Mourir est l’ultime dignité, elle ne se partage pas, elle appartient au corps, l’esprit étant déjà tourné vers le Père ou le néant, selon chacun. Qui a dit qu’aimer était facile?

  2. Bonjour M. Lalonde, j’ajoute quelques réflexions divergentes à votre commentaire.

    « Choisir » la mort n’est pas un « choix raisonné ». Il est la manifestation d’un désespoir, d’une dépression, pour certains, d’un orgueil aussi. Accepter d’être dépendant des autres est effectivement vécu parfois comme une « souffrance intolérable ». Si la vie, avant notre départ, veut nous apprendre l’humilité d’être aimé, cela ne peut nous faire que du bien et nous serons plus paisibles pour faire le passage. C’est mon humble opinion sur cette dépendance inacceptable. Vous savez que beaucoup de gens entrent dans une maison de soins palliatifs en demandant qu’on les euthanasie. D’abord parce qu’ils souffrent, ce qui sera bientôt soulagé, mais aussi pour la même raison pour laquelle les biens portants réclament la possibilité d’être euthanasié : la peur de souffrir.

    Il y a bien sûr les reportages télévisés, avec ces histoires d’horreurs produites par un sous-financement ou une désorganisation des services hospitaliers. Personne ne veut mourir dans un couloir à presser comme tous ses frères et sœurs de grabats, le bouton d’appel pour des infirmières surchargées de travail et épuisées. Cela se résout en offrant des soins palliatifs de qualité à tous. Malgré ses beaux discours, le gouvernement n’a toujours pas concrétisé une uniformisation de l’offre des soins palliatifs pour tous les Québécois.

    Vous dites : « Face à la mort nous sommes seuls, dépouillés de tout ce que nous étions à l’exception de cette part résiduelle qui se tord dans la douleur, étouffe dans ses sécrétions, cherche désespérément à s’extraire d’un corps qui, déjà, a repris la route de la terre… »

    Je peux vous rassurer, mais ce serait encore mieux si vous visitiez une maison de soins palliatifs. Vous y constateriez que 1 — on ne se tord pas dans la douleur. On vous expliquerait que 2-Les secrétions s’accumulant dans les poumons et produisant un roulement sonore, souvent, le patient n’en souffre pas, que des médicaments fortement sédatifs peuvent être utilisés pour les malades plus anxieux, et que d’“autres stratégies sont mises en œuvres” pour soulager le patient, si les médicaments s’avéraient insuffisants. (Voir le livre Ombres et lumières sur la fin de vie, du médecin spécialiste en soins palliatifs Patrick Vinay, qui répond aux peurs que peuvent laisser le manque d’information sur la fin de vie.)

    Les connaissances des experts des maisons de soins palliatifs sur les soins en fin de vie expliquent probablement la quasi-unanimité de ses équipes à refuser l’euthanasie pour “soulager” les patients. Ils affirment ne pas avoir besoin de le tuer pour le réconforter (!), pour le remettre dans un état de confort. Et ce qui est étonnant, alors que ce sont eux les plus grands spécialistes de la fin de vie, c’est que personne ne les a écoutés! Surtout pas la Commission Mourir dans la dignité qui refuse d’accepter la sédation du patient comme un soin digne de ce dernier!
    C’est un peu comme si on n’acceptait pas les soins et conseils des cardiologues sur les soins à apporter aux cardiaques, probablement parce que l’on trouverait leurs soins trop coûteux également…

    Et pour la différence entre l’aide médicale à mourir et le suicide, elle n’existe pas vraiment. Il y a des gens en “fin de vie” qui vivent leur départ dans la sérénité, d’autres ont besoin d’une aide psychologique et familiale pour trouver la paix, et mettre de la vie dans ce qu’il leur reste à vivre, comme c’est le cas de tous les êtres vivants. La psychologie d’un être demandant le suicide ou l’euthanasie, que ce soit en fin de vie ou au milieu de la vie, est la même, ce qu’ont reconnu les organismes de lutte au suicide. D’ailleurs, le gouvernement a refusé de définir le terme fin de vie, ce qui laisse toute liberté aux patients et aux médecins de déterminer le délai qui correspond à une fin de vie pour eux : jours, semaines, mois, années… nous sommes tous en fin de vie.

    Vous invitez le lecteur à aller marcher dans les souliers de celui qui nous quitte. C’est ce que je vous invite à faire. Vous pourrez alors constater que si le patient en fin de vie partageait vos peurs sur ce qu’il imaginait devoir vivre, quelques jours dans une unité de soins palliatifs suffisent pour faire disparaître une demande fondée sur ses peurs. Personne ne souhaite faire perdurer la souffrance d’un patient, c’est pour cela qu’on la soulage, sans prolonger ni abréger sa vie quand elle s’achève.
    L’intelligence du cœur ne demande jamais qu’on accepte une demande de suicide qui se présente à nous, au contraire, elle nous incite à redonner cœur à la personne anxieuse et à la soulager de sa souffrance.

    Je vous invite de nouveau à visiter une maison de soins palliatifs pour constater les immenses progrès dans le contrôle de la douleur qui y ont été
    faits. Ces équipes médicales ont une expertise unique, et c’est eux que l’on devrait écouter en premier lieu sur ces questions. Et non pas, de plus en plus, une volonté d’accepter le suicide comme solution finale, avec le soutien d’équipe médicale pour que cela se produise de façon propre et sans douleur…

    C’est le choix raisonné qui se présente à nous actuellement. Changer de paradigme pour dorénavant accepter les demandes de suicide, ou soulager et réconforter vraiment les patients, avec les coûts associés à une véritable formation psychologique et médicale, plusieurs années de formation, pour assurer des soins palliatifs de qualité pour tous.

  3. Bonsoir M. Laffitte,

    procédons avec méthode. Dans un premier temps, je constate à regret cet entêtement à confondre euthanasie et aide médicale à mourir. L’euthanasie appartient au choix d’un tiers au détriment de l’autre et fait, par définition, une victime. L’aide médicale à mourir est le choix propre du malade qui en demeure l’unique bénéficiaire. Or, vous déclassez ce choix en l’inscrivant au registre des maladies mentales, en le confondant avec le suicide, en le grevant d’irrationalité. Ce choix qui n’est pas le vôtre, peut exister en dehors de la pensée des biens-portants et trouver sa légitimité dans le refus de la souffrance.

    À ce propos, vous m’invitez à plusieurs reprises à visiter un service de soins palliatifs pour y constater le bonheur des comateux sous sédatifs. Croyez bien que je compte aussi des décès dans ma famille et qu’à mon tour j’ai été confronté à cette réalité. Mais je ne défends pas l’aide médicale à mourir pour ceux dont la médication est opérante. Je la défends pour ceux qui souffre de ne pouvoir être soulagés. Je devine derrière vos propos le spectre du cancéreux. Mais les pathologies humaines se déploient sur un spectre autrement plus large. Connaissez-vous bien la marche dégénérative de la SLA? De la sclérodermie?

    De plus, je parle de cette dignité de mourir qui ne se partage pas. C’est à dire que désirer quitter ce monde en pleine conscience ne trouve pas sa réponse dans les drogues mais dans ce dernier regard lucide que l’on jette sur notre vie qui s’envole. La sédation conforte et sécurise davantage la famille agglutinée autour du lit que le mourant lui-même. Et cette foi aveugle que vous professez en la psychologie est inopérante sur une période aussi courte que sont généralement les deux semaines en soins palliatifs. Au moment du départ, la mort ne se rationalise pas, elle s’accepte.

    Enfin, à cette jolie formule « nous sommes tous en fin de vie », je vous réponds que la vie est un phénomène temporaire, ce qui fleurit ce texte mais ne nous avance guère. En vous lisant je constate qu’affronter la mort c’est aussi l’affaire de ceux qui restent. Mais la vie est niveleuse puisqu’elle nous y conduit tous et peut-être qu’arrivé au seuil vous remémorez-vous votre texte en espérant qu’on vous laisse partir librement.

    Je vous remercie d’avoir répondu à mon commentaire.

  4. Jacques Lalonde, dit : «procédons avec méthode. Dans un premier temps, je constate à regret cet entêtement à confondre euthanasie et aide médicale à mourir. L’euthanasie appartient au choix d’un tiers au détriment de l’autre et fait, par définition, une victime. L’aide médicale à mourir est le choix propre du malade qui en demeure l’unique bénéficiaire.»
    PROCÉDONS AVEC UNE MÉTHODE SÉRIEUSE
    Il ne faut pas inventer une définition pour favoriser une confusion de la définition de «Aide Médicale à Mourir». Allons faire une recherche sur Google pour connaître la définition du mot EUTHANASIE. Nous trouvons plusieurs sites qui donne une définition correspondant tous à la même chose. Par exemple la définition du «Dictionnaire de français LAROUSSE» : «Acte d’un médecin qui provoque la mort d’un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie, illégal dans la plupart des pays.» Avec honnêteté je préfère les définitions trouvé avec Google que de me baser sur un dictionnaire qui s’appellerait DICTIONNAIRE JACQUES LALONDE.
    OUI, PROCÉDONS AVEC UNE MÉTHODE SÉRIEUSE
    J’ai fait une recherche avec Wikipédia et je trouve ceci : AIDE MÉDICALE À MOURIR : «Euphémisme pour euthanasie ayant pris son essor, du moins au Québec, en 2012 dans le sillage des travaux de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.»
    OUI, OUI, PROCÉDONS AVEC UNE MÉTHODE SÉRIEUSE EN LISANT LES PRÉCISIONS DE LA Dre Françoise Jaulmes
    « Euthanasier quelqu’un, c’est s’arroger le droit de mort sur ceux qui nous entourent, ceux qui nous confient leur corps, leur vie: pouvons-nous à ce point mépriser la confiance qu’ils nous ont donnée que nous la trahissions en nous octroyant ce pouvoir monstrueux et en interrompant la relation qui nous lie à eux? D’autre part, il faut bien penser que l’acte euthanasique met en jeu la responsabilité de celui qui exécute la demande du malade: que ce soit un membre de la famille ou un soignant, il ne lui est pas possible de réaliser cet acte sans que la culpabilité ne l’atteigne, tôt ou tard, mais de façon certaine.»Dre Françoise JAULMES
    http://larevuereformee.net/articlerr/n234/entre-lacharnement-therapeutique-et-leuthanasie-la-philosophie-des-soins-palliatifs
    SOYONS SÉRIEUX ET ALLONS LIRE LA MÉTHODE DU «GUIDE D’EXERCICE» De l’Aide Médicale à Mourir exécuté au Québec.
    Si vous lisez le GUIDE D’EXERCICE de l’AMM vous verrez que le patient signe une autorisation au médecin exécuteur. Mais une fois l’autorisation donnée c’est le médecin exécuteur qui fera l’euthanasie par TROIS INJECTIONS. Après la signature, c’est «l’intelligence» du médecin qui viendra remplacer celle du patient. Il serait plus juste de ne pas parler d’un patient mais de dire que le médecin exécuteur travaille sur un objet, un corps. Voici la procédure pour euthanasier le patient :
    Premièrement : P. 42 GUIDE D’EXERCICE 6.3.3 ANXIOLYSE

    «Une anxiolyse par midazolam en intraveineux direct lent est indiquée, avant l’induction du coma.» (Pour réduire l’anxiété du patient J.B.)
    N.B. Selon le dictionnaire REVERSO anxiolyse signifie «substance réduisant l’anxiété».

    Deuxièmement : PP. 42 à 44 GUIDE D’EXERCICE 6.3.4 INDUCTION D’UN COMA ARTIFICIEL

    «Un coma artificiel suffisamment profond pour éviter que le patient ne ressente les effets du bloqueur neuromusculaire doit être instauré. Avec les produits et les posologies recommandés dans ce protocole, le risque d’une perte de conscience insuffisante ou trop courte est très faible. Cependant, l’efficacité
    des médicaments peut être moindre en cas de mauvaise insertion du cathéter intraveineux.» Etc

    «Il faut noter qu’aux posologies préconisées pour une AMM, un arrêt cardiorespiratoire rapide est possible pendant le coma. Il convient d’en aviser les personnes présentes. Cet arrêt cardiorespiratoire rapide est moins souvent observé lors d’une administration graduelle du médicament. Etc

    Même en cas d’arrêt cardiorespiratoire durant l’induction du coma, il faut systématiquement injecter le bloqueur neuromusculaire pour éviter tout doute quant au décès du patient.»

    Troisièmement PP 45 à 48 6.3.5 INJECTION DU BLOQUEUR NEUROMUSCULAIRE

    «L’injection intraveineuse d’une dose suffisante de bloqueur neuromusculaire provoque en quelques minutes une paralysie des muscles striés (sauf le myocarde). L’arrêt respiratoire qui en résulte entraîne la mort par anoxie. Il va sans dire que le bloqueur neuromusculaire ne peut être injecté qu’une fois le coma artificiel constaté. Au moindre doute, il faut poursuivre l’induction du coma, en augmentant la posologie du médicament.» Etc

    «Le décès peut survenir très rapidement après l’injection du bloqueur neuromusculaire, quand il n’est pas déjà survenu pendant l’induction du coma. L’arrêt respiratoire précède l’arrêt cardiaque. Le délai entre l’arrêt respiratoire et l’arrêt cardiaque peut parfois durer jusqu’à 20 minutes, et se traduire par une cyanose. Il convient d’expliquer aux personnes présentes, avant de commencer les injections, la possibilité que le décès survienne plus ou moins rapidement et qu’il arrive que le coeur continue à battre longtemps après un arrêt de la respiration.»
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    POURQUOI MENTIR? EST-CE LA NOUVELLE MORALE AVEC L’EXERCICE DE L’AMM?
    Depuis le 14 janvier 2016, (Jour du premier cas d’AMM exercé à Québec au CIUSSS) pouvez-vous me dire combien de personnes ont été euthanasiées soit dans l’hôpital près de chez-vous, soit dans votre CHLSD ou à la maison? Impossible car, pour le GUIDE D’EXERCICE tout se fait en secret. La nouvelle morale au Canada est-ce de tuer pourvu que ce soit en secret? Il est dit à la page 49, 7.2 CONSTAT DE DÉCÈS ET BULLETIN DE DÉCÈS : «Le médecin doit y inscrire comme cause immédiate de décès la maladie ou l’affection morbide ayant justifié l’AMM et provoqué la mort. Il ne s’agit pas du mode de décès (arrêt cardiaque), mais de la maladie, du traumatisme ou de la complication qui a entraîné la mort. Le terme d’aide médicale à mourir ne devrait pas figurer dans ce bulletin.»
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    RENSEIGNONS-NOUS SUR LES SOINS PALLIATIFS ET LA SÉDATION PALLIATIVE
    Premièrement il est constaté qu’«En 2013, seulement 16 % à 30 % des Canadiens qui meurent ont actuellement accès ou reçoivent des services de soins palliatifs et de soins de fin de vie – selon l’endroit où ils vivent au Canada. Cf. Association canadienne de soins palliatifs

    Pour bien comprendre la différence entre la SÉDATION PALLIATIVE et l’EUTHANASIE, j’utilise les précisions qu’en fait le Dr Patrick Vinay médecin en soins palliatifs depuis 10 ans et chef de l’unité de soins palliatifs de l’Hôpital Notre-Dame (CHUM). «On utilise la sédation palliative seulement s’il existe des symptômes réfractaires graves qu’on ne peut pas soulager autrement. Ce n’est pas forcément de la douleur, mais aussi de la dyspnée, de l’angoisse pathologique… qui ne répondent pas aux médicaments normalement efficaces. On endort alors le malade sur sa demande, pour qu’il ne souffre plus. C’est un geste exceptionnel, mais très utile quand on ne peut pas faire autrement. Le malade est enfin soulagé et confortable. Regardez le document de la Société Québécoise des Médecins de soins palliatifs sur le site PALLI-SCIENCE (palli-science.com). Vous trouverez deux documents qui expliquent parfaitement la sédation palliative et pourquoi elle ne tue pas les malades non plus, mais permet de ramener le confort dans des conditions particulièrement difficiles. Ce n’est PAS de l’euthanasie et le malade mourra de sa maladie durant son sommeil…»

    RENSEIGNONS-NOUS SUR LA MAISON DIAPASON (SOINS PALLIATIFS ET SON COMPLÉMENT LA SÉDATION PALLIATIVE)

    J’ai une amie qui est décédé en mars 2016 des suites d’une maladie incurable. Elle a passé les derniers temps de sa vie dans la MAISON DIAPASON offrant les services de soins palliatifs et de la sédation palliative. Dans les derniers jours elle avait autorisé la sédation palliative. J’ai vérifié s’il était possible que l’AMM soit pratiqué dans cette maison et la réponse c’est NON. Je constate que la conduite de cette MAISON DIAPASON est plus humaine que l’exécution de l’AMM. Allez lire les raisons du choix des soins palliatifs et de son complément de la sédation palliative à la MAISON DIAPASON.

    «Voici pourquoi l’aide à mourir ne sera pas offerte ici» (MAISON DIAPASON)
    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/10/02/003-soins-palliatifs-aide-medicale-mourir-loi-52.shtml

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    CONCLUSION

    DÉPENSES POUR LE GOUVERNEMENT MAIS PAYE AVEC TON IMPÔT «TI-JOS»!
    Lorsque nous considérons les dépenses et les revenus résultant de l’exercice de l’Aide Médicale à Mourir nous pouvons constater les faits suivants :
    1- Un formulaire que le patient remplira EN PRÉSENCE DU MÉDECIN EXÉCUTANT et en PRÉSENCES DE DEUX AUTRES MÉDEINS. (Revenus de ces 3 personnes payés par nos impôts). 2- L’aide d’une ÉQUIPE DE SPÉCIALISTES de plusieurs disciplines.(Équipe payée par nos impôts) 3-ORGANISÉ (Membres de l’équipe payés par nos impôts). 4-Un DEUXIÈME MÉDECIN (revenu payé par nos impôts) différent DU PREMIER (revenu payé par nos impôts) et de UN MÉDECIN (revenu payé par nos impôts) pour examiner s’il peut dire oui à la démarche. 5-Le médecin pratiquant l’AMM peut ALLER CHEZ TOI ou faire l’exercice dans D’AUTRES SORTES DE MAISONS DE SANTÉ (dépenses de déplacements payés par nos impôts). 6-Il y aura tous LES PRODUITS À UTILISÉS dans deux coffrets de sécurité (Dépenses pour les produits payées par nos impôts). 7- S’il y a des PRODUITS INUTILISÉS ils seront détruits en présence du pharmacien ayant fourni les produits. (Dépenses payées par nos impôts pour les produits inutilisés et détruits). 8-Je pourrai être accompagné D’UNE INFIRMIÈRE ou D’UN INFIRMIER (revenu payé par nos impôts). 9-Après l’exercice ONZE PERSONNES (revenus payé par nos impôts) vérifierons si la mort du patient a bien été accomplie selon l’exercice de l’AMM.
    «Je comprends que nous sommes bien généreux de payer, avec nos impôts, les dépenses de l’AMM (l’Assurance d’une Mort Macabre)!»
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    POUR RÉÉQUILIBRERE LES FINANCES DES SERVICES DE SANTÉ DE L’ÉTAT?
    1-Un lit d’une chambre d’hôpital libéré pour une autre personne (économie pour le centre de santé et pour le ministère de la santé). 2-Il n’y aura plus de frais de médicaments payés par l’Assurance maladie du Québec (économie pour le gouvernement du Québec). 3-Le patient ne mangera plus, ne consommera plus de liquides (économie pour le centre de santé et pour le ministère de la santé) 4-Revenus venant de la cafétéria et revenus venant du stationnement. 5-Aucun besoin du service d’une infirmière (économie pour le centre de santé et pour le ministère de la santé). 6-Aucun besoin d’entretien ménager pour la chambre du patient, ni pour la literie (draps et serviettes à laver), peut-être fini le service de propreté personnelle (économie pour le centre de santé et pour le ministère de la santé). 7-Aucun frais pour un service d’un médecin (économie pour le centre de santé et pour le ministère de la santé). 8-Économie pour la province de Québec et économie pour le fédéral. Car avec la mort d’un «vieux» le Québec n’aura plus à payer de Rentes et pour le Fédéral il n’y aura plus de frais pour la sécurité du revenu de la personne. (N.B. Si le fédéral manifeste son accord avec l’aide médicale à mourir nous pourrons conclure qu’il y a une entente parfaite provincial/fédéral. De plus l’aide médicale à mourir touchera plus les «vieux», comme moi, que les jeunes car il y a plus de «vieux» malades que de jeunes.) 8-Moins de «vieux» à conduire sur les routes apporte une économie pour l’Assurance auto du Québec.
    Guide d’exercice de l’AMM p.26 3.5 ASSURANCE MALADIE «Pour pouvoir avoir accès à l’AMM, une personne doit être « assurée au sens de la Loi sur l’assurance maladie».

    IMPORTANT Un lit de libéré dans une chambre permet de diminuer l’attente à l’urgence. Actuellement les malades sont souvent obligé d’être «patient» durant plus de cinq heures avant de rencontrer un médecin. Par la mort d’un patient les malades à l’urgence seront plus «patients» car le temps sera plus cours pour rencontrer un médecin. Serais-ce la solution trouvée par le ministre de la santé pour désengorger les salles d’attentes à l’urgence?
    N.B. Pour la personne qui fait une visite à un parent dans un hôpital ou dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHLSD) il est «douloureux» de voir papa ou maman malade. Certaines personnes diront que c’est terrible que papa ou maman ait une vie soutenue par des solutés, qu’il y a des émanations d’une couche, que papa ou maman est étouffé par ses secrétions, etc. Oui, demeurer humain devant un malade c’est difficile à vivre pour certaine personnes. Il y aura toujours des personnes attentives aux besoins des malades dans une résidence de soins palliatifs. Il y aura toujours des médecins qui chercheront des moyens d’améliorer le traitement d’une maladie et ce n’est pas en tuant la personne que se fait les découvertes de nouveaux traitements. Pour certains, papa ou maman ne parlent plus, donc il est préférable d’espacer les visites. Pour certaines personnes si papa ou maman ne meurt pas rapidement c’est difficile d’attendre l’exécution du testament. Pour une visite à un Hôpital ou à un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), il faut signaler qu’avec la mort de papa ou maman il y aura moins de dépenses à effectuer : Dépense d’essence selon le trajet, dépense des frais de stationnement, dépenses des repas pris à l’hôpital… Résultats humains positifs?

    À 77 ANS je fais maintenant partie de ce groupe des personnes âgées qui ne souhaite pas qu’un gouvernement cherche des solutions pour libérer des lits à l’hôpital et dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) en favorisant de se débarrasser des «vieux» par l’Aide Médicale à Mourir. Nous, les «vieux», nous devenons plus vulnérables avec l’âge et la maladie qui nous affecte. Respectons les «vieux» en expliquant à la population ce qu’est la pratique des soins palliatifs et son complément, mal connu, de la SÉDATION PALLIATIVE.

    Jacques Beauséjour, député à l’Assemblée Nationale du Québec (1976-1985)

  5. Bonjour M. Beauséjour,

    je ne vous cache pas que la première lecture de votre texte m’a laissé complètement coi. Dans un premier temps, convenons que rappeler votre ancienne dignité de député comme argument d’autorité me laisse perplexe et ce d’autant que l’essentiel de votre argumentaire se fonde sur l’opinion des autres. J’ose croire qu’en votre temps vous avez su être original et que votre contribution aux travaux de l’Assemblée National a enrichi la réflexion de tous plutôt que de la répéter. Bref.

    Car réfléchir se doit d’être une démarche personnel, c’est à dire une contribution aux débats par l’ajout de ce que nous sommes. Et personne ne peut invalider cette intention épistémologique sous prétexte d’autorité. Lorsque vous citez vos sources, vous avez cette propension malheureuse à les extraire du débat et les proposer comme réponse ultime et arrêtée. Or, il est entendu que la question de l’AMM/euthanasie est éminemment polémique tant au niveau philosophique que bioéthique, c’est à dire autant de champs de la pensé sujets aux influences de l’âge (vous vous dites vieux), de l’origine sociale (vous êtes un homme de la terre), des faussetés petites bourgeoises qui meublent les prétentions morales des biens pensants.

    Donc la pensée, quelle qu’elle soit, appartient à son époque et son milieu et peine à s’en extraire. Plus jeune, fortement urbanisé, mon point de vue est différent du vôtre mais de cette différence je n’aurai jamais l’impudence de prétendre à la vérité. Tout au plus aurais-je l’espoir d’ajouter une brique au mur de la connaissance. Croyant, ma réflexion n’est pas pour autant entachée de contraintes théologiques et si ma moralité se révèle plus flexible que la vôtre, elle conserve la pertinence de celui qui parle ici et maintenant. Viendront d’autres volontaires à la parole pour compléter ou contredire mes propos mais en conservant à l’esprit l’humilité d’être un parmi d’autres. Je crois au dialogue et non à l’enferment dans des définitions statiques qui, dans la durée, ne reflète pas l’évolution sémantique propre aux mots et aux idées qu’ils sous-tendent.

    Aussi, une définition qui propose (je ne dis pas impose) un angle d’approche différent n’est pas contraire au sens commun sous prétexte qu’elle ne coïncide pas avec la définition du Larousse. C’est une invitation réfléchir autrement, à réorganiser sa pensée. Je présume la plasticité de mon lecteur, sa curiosité et son plaisir à exercer son intelligence. Je refuse d’être ce réceptacle qui emmagasine des réponses sans filtre critique. Loin de moi la tentation de m’enfermer dans mes convictions et refuser les idées des autres. Les vôtres sont les bienvenus mais à la condition stricte qu’elles assument le risque ontologique du progrès. Il faut accepter de se faire bousculer sinon vous vous faites autoritaire.

    Je ne cache pas la déception éprouvée à la lecture de ce qui motive votre pensée. Cette peur irrationnelle du complot (si présente dans une certaine sous-culture québécoise). Cette démonstration qui cherche à se faire logique mais qui échoue à convaincre, cette construction bancale qui cherche à faire le lien entre contraintes budgétaire et instauration de l’AMM fait sourire. Croyez bien que je ne suis pas condescendant, simplement amusé. À votre âge, vous semblez craindre cette main criminelle qui, dans les profondeurs de la nuit, vous ferait passer par dessus bord. On ne peut à la fois avouer des peurs d’enfants et citer Dre Françoise Jaulmes sur le lien de confiance avec le patient dans le même texte. C’est faire flèche de tout bois, puiser dans ce qui nous conforte, c’est surtout manquer de rigueur et de méthode.

    Au travers de la mort volontaire des autres, vous ne voyez que la vôtre. C’est manquer de charité. Je vous incite à vous oublier devant votre prochain et accepter son choix. Vous ne ressentez pas sa douleur, vous ne souhaitez que refermer cette porte imaginaire qui pourrait conduire aux abus, à votre assassinat. C’est beaucoup prétendre. Un jour vous serez devant l’Inéluctable. À ce moment charnière de votre vie prenez un instant pour regarder sous votre lit d’hôpital et trouver votre paix. Il n’y a pas de monstre qui y sommeille.

  6. M. Lalonde, vous êtes carrément méchant de vous attaquez à M. Beauséjour de cette façon. Vous savez jouer avec les mots pour qu’ils aient l’air doux mais ils sont remplis de venins et de mépris. De plus, vous n’avez pas d’arguments pour défendre votre point de vue. Comment voulez-vous avoir du respect pour les autres opinions quand vous-même n’avez pas de respect pour la personne. Pour ma part, je n’ai pas votre éducation et votre beau vocabulaire mais je sais quand c’est bien et quand c’est mal. Et l’aide médicale à mourir/euthanasie et un mal pour notre société. C’est une fausse compassion de vouloir qu’une personne mette fin à ses jours pour différentes raisons. Justement, l’aide médicale à mourir durcira les cœurs et le véritable amour sera de plus en plus faussé. Le terme Aide médicale à mourir est un euphémisme et la majorité des gens se sont fait prendre avec ce terme. Je crois aussi personnellement que ça a été voulu ainsi pour aveugler les gens pour permettre des économies gouvernementales puisque la population est vieillissante. Les plus faibles seront en danger et ça ce n’est pas bien. La protection de ceux-ci sera levée quand les lois seront changées.

    De plus le mot « médecin » tire son origine du latin medicus signifiant qui soigne, qui aide à guérir » et NON AIDER À MOURIR. Oui, le gouvernement nous a jeté de la poudre aux yeux.

    • Mme Jeannelle Cantin. Voici des renseignements pour comprendre les PROPOS de Jacques Lalonde. Vous verrez, que dans mes explications je ne parlerai pas de ce monsieur mais je parlerai des PROPOS de ce monsieur.

      1-En lisant le commentaire de ce monsieur vous avez bien discerné par ses PROPOS, le JEU philosophique que fait ce monsieur. En faisant des recherches j’ai relevé, dans son texte, au moins 18 sophistes. Mais pour que les lecteurs et lectrices du texte ce monsieur comprennent le jeu de son texte il est bons de savoir ce qu’est un sophisme. Selon le dictionnaire de l’internaute, le sophisme c’est un procédé philosophique avec «un raisonnement qui n’est logique qu’en apparence. Argument à la logique fallacieuse*.» Mais, en relisant les extraits que j’ai tiré de votre remarque, concernant ce monsieur, vous écrivez: «vous êtes carrément méchant de vous attaquez à M. Beauséjour de cette façon.» Et vous ajoutez : «De plus, vous n’avez pas d’arguments pour défendre votre point de vue.» Les extraits que je site de vos propos expriment très bien le genre de sophisme utilisé par ce monsieur et en voici la définition faite sur plusieurs sites y compris le site «La Lanterne de Diogène» : «5.- Le sophisme de l’attaque contre la personne consiste à attaquer une personne plutôt que son argumentation et prétendre qu’ainsi on a discrédité cette argumentation. Ex. : « Jacques Parizeau est un menteur, donc ce qu’il dit est faux. »»

      *Fallacieux, fallacieuse : Qui cherche à tromper, à nuire ; perfide : Arguments fallacieux. Cf. Dictionnaire français Larousse.
      ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
      Mme Jeannelle Cantin. Je trouve intéressant vos PROPOS lorsque vous dites : «Le terme Aide médicale à mourir est un euphémisme et la majorité des gens se sont fait prendre avec ce terme.» En effet le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral utilisent le mot Aide Médicale à Mourir avec l’abréviation AMM. Mais il serait plus juste d’utiliser l’abréviation AMPM puisque l’Aide Médicale à Mourir est un euphémisme pour EUTHANASIE et le sens de l’abréviation AMPM devrait se définir comme l’Aide Médicale pour Provoquer la Mort. L’euthanasie signifie «Acte d’un médecin qui provoque la mort…» Cf. Dictionnaire français Larousse.

      En réalité l’Aide Médicale à Mourir devrait se définir par les SOINS PALLIATIFS accompagné de la SÉDATION PALLIATIVE. Rappelons-nous la description faite par le Dr Patrick Vinay médecin en soins palliatifs depuis 10 ans et chef de l’unité de soins palliatifs de l’Hôpital Notre-Dame (CHUM). «On utilise la sédation palliative seulement s’il existe des symptômes réfractaires graves qu’on ne peut pas soulager autrement. Ce n’est pas forcément de la douleur, mais aussi de la dyspnée, de l’angoisse pathologique… qui ne répondent pas aux médicaments normalement efficaces. On endort alors le malade sur sa demande, pour qu’il ne souffre plus. C’est un geste exceptionnel, mais très utile quand on ne peut pas faire autrement. Le malade est enfin soulagé et confortable. Regardez le document de la Société Québécoise des Médecins de soins palliatifs sur le site PALLI-SCIENCE (palli-science.com). Vous trouverez deux documents qui expliquent parfaitement la sédation palliative et pourquoi elle ne tue pas les malades non plus, mais permet de ramener le confort dans des conditions particulièrement difficiles. Ce n’est PAS de l’euthanasie et le malade mourra de sa maladie durant son sommeil…»

      De plus, comme l’Association canadienne de soins palliatifs constate qu’«En 2013, seulement 16 % à 30 % des Canadiens qui meurent ont actuellement accès ou reçoivent des services de soins palliatifs et de soins de fin de vie – selon l’endroit où ils vivent au Canada.» Les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral devraient augmenter les investissements pour que partout au Canada les gens profitent des SOINS PALLIATIFS et de son complément la SÉDATION PALLIATIVE. De plus nos gouvernements devraient investir pour faire connaître à toute la population du Canada ce qu’est la pratique mal connu, voire ignoré de la SÉDATION PALLIATIVE en fin de vie.

      Jacques Beauséjour, député à l’Assemblée Nationale du Québec (1976-1985)

  7. Bonjour Mme Cantin,

    mon but n’était pas de défendre mon point de vue. Lorsque le dialogue est porté par des enjeux, il se dissout dans la mauvaise foi. Mon texte s’est contenté de répondre à cette irrationalité sans nom qu’est la peur du complot. Pensée réductrice, ses tenants procèdent toujours de la même manière pour valider leur vacuité argumentaire. Ils empruntent des éléments de réponses auprès de ceux qui font autorité et fabriquent un construit à partir de citations prises hors contexte. C’est le discours d’une certaine droite qui se bâtit sur l’approximatif et le préjugé. Et affirmer que ces théories fumeuses sont le fait d’une sous-culture québécoise n’a rien de méprisant, la chose relevant d’un fait sociologique largement démontré à l’échelle nord-américaine. Tendez un peu l’oreille et vous verrez la même pratique appliquée à la question de l’immigration.

    Or, cette dérive intellectuelle prend racine davantage en milieu rural qu’urbain, c’est à dire en milieu généralement homogène où règne en maître la pensée circulaire. Sous prétexte de ménager les susceptibilités dois-je nier l’évidence? Le texte de M. Beauséjour, que je salue au passage, a ce défaut d’affirmer des certitudes, c’est à dire autant de fermetures aux idées de ses contradicteurs. Pour l’essentiel, il contient la voix des autres et lorsque enfin on y entend la sienne, l’instinct occupe cette place privilégiée qui revient à l’esprit. Comprenons-nous bien. Cette peur qui lui appartient et qui me semble sans fondements EST TOUT À FAIT LÉGITIME. Mais elle ne peut faire l’objet d’une offensive, seulement d’une proposition.

    Tenant d’une pensée ouverte, disponible aux idées de tous, courageuse disons-le, je refuse les arguments d’autorité brandi par les titres de civilité ou les références à des experts. Comme je l’ai écris, chacun porte sa réalité, tous nous appartenons à notre milieu et notre époque. On ne peut s’en extraire sans se déclarer prophète. Cette place définit notre singularité propre et contribue par sa richesse au progrès des idées. Du moins est-ce l’expérience que j’en ai. Puis-je vous inviter à lire ce texte que j’ai commis en réponse à celui écrit sur le Che et qui aborde le drame des certitudes?

    Ce sont ni méchanceté et mépris que vous avez lu dans ma réponse. Seulement, dans un monde qui privilégie l’individu, qui l’exalte et le propulse au rang de demi-dieu, il devient troublant d’entendre les appels à la modestie dans les débats, à reconnaître que nous ne sommes qu’un devant les autres et que ces autres, précisément, son notre prochain. Rappeler notre égalité à des gens qui portent leur titre comme des lauriers, c’est bousculer, j’en conviens, mais j’ai posé le même geste à l’égard d’un évêque dans un autre texte. Je tente d’être le plus cohérent avec moi-même et intégre avec ma foi. Croyez bien que je ne suis pas un donneur de leçon, loin s’en faut. Mais je suis las des suffisances, des imperméabilités qui portent mon frère, ma sœur, à juger et s’éloigner.

    Je clos en regrettant que mon écriture vous agresse. Subodorer derrière des mots choisis des significations ou des sentiments cachées, c’est encore chercher le complot. Élevez-vous Madame Cantin, une invitation qui exprime l’Amour bien avant le mépris.

    Paix sur vous.

    • M. Lalonde, vous ne semblez pas comprendre que lorsqu’on parle d’une question de vie ou de mort, chacun , même ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, dont moi-même, Mme Cantin et M. Beauséjour, ainsi que beaucoup plus de personnes que vous pensez, ont le droit à la parole, à la liberté de conscience, ont le droit de suggérer à ce que le Parlement du Canada considère ceci :

      —Pour une nation ( Ex.: le Canada, pays où il fait bon vivre) , le respect de la vie humaine devrait passer en premier : Le droit à la protection et la sauvegarde de la vie humaine et de la reconnaissance de sa valeur en société, incomparablement plus important que tout autre droit, incluant le choix . On devrait continuer de subordonner le droit de choisir à la valeur suprême , c’est à dire , à la valeur de la vie humaine. C’est la vie humaine qui est supérieure. Si on subordonne la vie au choix (placer à un échelon inférieur) , si c’est le choix qui est devenu la priorité, si c’est le choix qui est devenu la valeur suprême, à ce moment – là, le choix de n’importe quel acte, deviendrait précédent ou prendrait précédence sur n’importe quelle autre réalité , peu importe sa valeur . Le respect de la vie humaine jusqu’à sa fin naturelle est-il important pour vous ? Tuer n’est pas un soin.—

      Dans une démocratie, chacun(e) a le droit à la parole, à moins d’être en Corée du Nord ou autre. Les Libéraux fédéraux ont baillonné aujourd’hui le débat et imposé la question préalable, puis est venu quelques minutes plus tard, l’acceptation du PL-14 de deuxième lecture. Par la suite, si les mineurs, les personnes avec problèmes psychatriques sont exposés à la potentielle pratique de la mort provoquée par injection, que les médecins perdent leur liberté de consciences et soient obligés à induire ces injections, que les consentements préalables (d’avance) avec les dérives de pente glissante se fassent, que le quand se fait cette pratique de l’AMM demeure floue tel que le c-14 qui a été accepté aujourd’hui en 2 e lecture, est-ce que c’est au minimum une bonne chose que si des gens ne sont pas d’accord avec ce c-14 en parlent , ou doivent-ils se taire pour toujours ? — Je dirais ceci : Au minimum, pour être démocratique, il faudrait un référendum : Le gouv. Libéral dit non. Si non, un vote libre pour tous les parlementaires , le gouv. Libéral dit non, les ministres n’auront pas cette liberté. – Ensuite le temps qu’il faut pour que au moins l’ensemble des parlementaires élus (en passant, les juges de la Cour Suprême, n’ont pas été élus par le peuple) puissent donner leurs avis avant ce vote d’aujourd’hui ? Le gouv. Libéral dit NON. — EST-CE QU’AU MOINS LES GENS QUI SONT DE L’AVIS CONTRAIRE À JUSTIN TRUDEAU SUR CE SUJET , POUVONS NOUS EXPRIMER ICI ???

    • Suite : Pouvons-nous nous exprimer ici, et pour reprendre votre texte, même si cela ne correspond pas avec votre définition à vous du progrès ? – De mon côté, le progrès social ne peut pas manquer de respect pour la vie humaine jusqu’à sa mort naturelle, ni manquer de respect pour la reconnaissance de la valeur de la vie humaine, et donc en ne faisant pas entrer dans les systèmes de santé, l’acte de tuer. Le vrai progrès pour moi doit donc respecter la valeur de la vie humaine et sa reconnaissance en société.

  8. Bonjour M. Brousseau,

    au fur et à mesure que je lis les commentaires en réponse à mon opinion en matière d’AMM, je constate que le détachement avec lequel je traite cette question peut donner l’impression que je l’aborde avec légèreté. N’allez pas croire que je suis un être désincarné, complètement dénué de compassion à l’égard de mon prochain. Quelque soit le nom qu’on donne à l’initiative de la mort, le geste demeure profondément troublant pour tous les protagonistes (actifs et passifs).

    Vous et moi sommes d’accord pour reconnaître que demander la mort est contre-nature, que l’instinct qui nous habite tous hurle à la vie. Vous serez aussi d’accord pour dire que légiférer le droit à la mort à l’intérieur d’un État de droit qui, par principe, confine à la protection de la vie, pose un problème de cohérence. Enfin, je crois que nous convenons tous les deux que, malgré les dérives de l’Histoire, le film Green Soylent appartient au domaine de la science fiction. Cela fait beaucoup de variables dans ce que nous voulons être un calcul simple. Aussi est-il essentiel de définir les constantes pour éviter de produire une équation bancale.

    Depuis la Renaissance, l’Homme ne cesse de redéfinir sa place au sein de la création. De privilèges en droits, d’axiomes en principes acquis, de préceptes en Chartes des droits, nous ne cessons d’élaborer un imaginaire de ce que nous sommes jusqu’à produire le meilleur et le pire. Or, voilà que le XXIe siècle oblique vers une humanité qui se désolidarise progressivement en proposant l’individu au détriment de l’homme social. En marge des grands discours religieux, se profile une société composée d’individualités porteuses de ses droits, de ses impératifs, appauvries en compassion et délibérément égocentrique. Ce déplacement de l’homme collectif à l’homme unique pose la question du sens accordé à la vie humaine.

    Les définitions du droit à la vie n’ont pas le même impact selon que l’on parle de ceux qui sont au loin et ou à nos côtés, qu’il s’agisse d’un enfant africain qui meurt de déshydratation ou d’un fœtus menacé dans le ventre de sa mère, de l’accès aux médicaments de pointe à la RAMQ ou de l’indifférence à l’égard des milliers d’hommes et de femmes du tiers monde qui meurent de ne pouvoir se payer des anti-rétroviraux. Un jour que je rencontrais le cardinal Léger, celui-ci me demanda comment on pouvait resté insensible au scandale de la faim. Homme lucide, il ne pointait plus la place de l’homme dans la création, il considérait ses insuffisances qui ont écrit l’histoire du monde. Reconnaissons à sa suite, M. Brousseau, que sans valeur symbolique, la vie ne porte pas le même sens et ne fait pas l’objet des mêmes débats. On ne s’intéresse véritablement qu’à ce qui nous touche de près. Est-ce suffisant pour crier à l’hypocrisie des foules? Je ne crois pas.

    L’AMM est un sujet qu’on doit aborder avec candeur. Je ne reprendrai pas ici les démonstrations faites dans mes textes précédents. Je dirai simplement que la mort ne pose jamais la question de l’autre mais uniquement la nôtre. Et que ne regardant qu’eux-mêmes, ces chantres qui conspuent l’AMM dérivent dans toutes les directions. Centrer cette question, c’est avant tout s’en extraire et retourner à sa cause première, c’est à dire la volonté affirmée de celui ou celle qui la demande. Malgré vos réserves, vous ne pouvez demander à l’État d’intervenir dans nos décisions quotidiennes et ce au nom de la protection de nos libertés individuelles. Demander à mourir est conforme à la société dans laquelle nous évoluons. C’est un droit individuel légitime et non collectif. Ce choix se valide tous les jours dans une multitude de champs allant de la cigarette à l’alcool, de l’usage des drogues à la pratique de sports extrêmes. Questionnez-vous le droit à la vie de cet enfant qu’on arrache au ventre de sa mère? À quoi tient votre tolérance à l’égard de l’un mais pas de l’autre?

    Pour s’enflammer sur la question de l’AMM, il faut commencer par résoudre ses contradictions et ne pas morceler son intégrité selon l’immédiateté de ses intérêts.

    • M. Lalonde, quand vous dites :  » L’AMM est un sujet qu’on doit aborder avec candeur. Je ne reprendrai pas ici les démonstrations faites dans mes textes précédents. Je dirai simplement que la mort ne pose jamais la question de l’autre mais uniquement la nôtre.  » ainsi que les phrases suivantes que vous avez écrites :

      Ma réponse :
      La candeur envers qui ? si c’est de gober la façon de voir de n’importe qui, comme par exemple je pourrais gober la façon de voir de Hitler ou autre personnage semblable et dire : C’est un bon projet de société. Étant donné que je ne suis pas le seul sur la planète, j’aimerais considérer aussi ce que je considère le meilleur pour autrui , leur souhaiter le meilleur : le point est que je suggère que le gouvernement considère ne pas intervenir avec cette piqûre là qui tue et l’ajout interventionniste de l’arsenal juridique qui va avec. C’est que je considère la primauté du respect de la vie humaine elle-même, de son commencement jusqu’à sa fin naturelle ni écourtée ni nécessairement prolongée artificiellement (le sujet ici est sur la terminaison de la vie) , et je considère aussi la reconnaissance de la valeur de cette vie humaine jusqu’à sa fin naturelle. Donc que la vie humaine (etc…, fin naturelle) et sa reconnaissance de sa valeur au Canada devraient passer avant le choix, car ce choix ne devrait pas avoir pré-séance. Comme dans ce texte que j’ai repris d’un psychiatre (Pierre Faubert) :

      —Pour une nation ( Ex.: le Canada, pays où il fait bon vivre) , le respect de la vie humaine devrait passer en premier : Le droit à la protection et la sauvegarde de la vie humaine et de la reconnaissance de sa valeur en société, incomparablement plus important que tout autre droit, incluant le choix . On devrait continuer de subordonner le droit de choisir à la valeur suprême , c’est à dire , à la valeur de la vie humaine. C’est la vie humaine qui est supérieure. Si on subordonne la vie au choix (placer à un échelon inférieur) , si c’est le choix qui est devenu la priorité, si c’est le choix qui est devenu la valeur suprême, à ce moment – là, le choix de n’importe quel acte, deviendrait précédent ou prendrait précédence sur n’importe quelle autre réalité , peu importe sa valeur .

      C’est que ce choix, apporte automatiquement la mort dans les soins de santé et fait en sorte que la vie humaine et la reconnaissance de sa valeur au Canada sont subordonnés à autre chose automatiquement , puis, s’en suit des fonctionnaires de l’État qui vont apporter cette mort à des personnes humaines, avec (d’autre part) tout cet aspect procédural d’encadrement qui prendra, de plus, temps et argent qui ne pourra être consacré à l’offre de bons soins palliatifs (les centres de soins, anti-douleurs et sédation palliative) (C’est un point sous-jacent).

      Si le critère de la société qui évolue était par exemple, que le suicide est une bonne chose si c’est le choix de la personne, ce serait très malheureux comme projet. (Ex.: les suicides dans la communauté autochtone d’Autawapiskat (mon orthographe manque peut-être ici) , le suicide chez les jeunes, c’est leur choix, il ne faut pas leur parler du contraire pour être politically correct etc…) . La dite « société qui évolue » pourrait se tromper ici . Un exemple ici : Des médecins qui n’essaient pas de ré-animer des personnes qui ont tenté de se suicider , ils disent  » C’est leur choix, ils voulaient mourir  » (évidemment ici, c’est un exemple fictif). C’est juste pour dire que la société « qui évolue » peut transporter toutes sortes d’ingrédients pas nécessairement les meilleurs au niveau des façons de faire …

      Il ne s’agit pas de mes intérêts personnels car le temps que je prends pour écrire ici m’empêche d’aller au lit après une journée de travail. Et je dois me lever demain pour aller travailler. C’est plutôt un fardeau que j’ai pour le Canada, souhaitant le meilleur pour chaque individu de la société canadienne. Ce fardeau m’attriste énormément étant donné que la 2 ième lecture du P.L.14 est acceptée à la Chambre des Communes.

      Bien à vous, et en tout respect dans votre cheminement.

  9. Bonjour M. Brousseau,

    Puis-je vous ramener au film « La ballade de Narayama », une production japonaise parue en 1983. Il s’agit de l’histoire d’une mère âgée qui demande à son fils de la prendre sur son dos et de la conduire à la montagne aux chênes pour y mourir. En marge des traditions qui y sont présentées, je retiens pour fin d’exemple le choix de cette femme confrontée à la douleur de son fils. Ce film résume à lui seul l’essentiel de mon argumentaire en faveur de l’AMM. La dignité qu’elle s’accorde dans la mort est respectée et non combattue. Ce fils l’accompagne dans son choix sans la discréditer ni l’infantiliser. Profondément troublé, il la dépose dans la neige et l’abandonne à sa décision. C’est un devoir de respect.

    Nous pourrions continuer à noircir des pages mais je crois que tout est dit. En ce qui me concerne du moins. Au plaisir de vous croiser dans un autre débat.

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