Pèlerin au pays de la téranga – Beaucoup de matière en peu de temps

En terminant mon dernier billet, je m’apprêtais à rencontrer son Éminence Théodore Adrien Cardinal Sarr, archevêque émérite de Dakar. Cette entrevue était la deuxième d’une série de trois avec les évêques qui se sont succédés dans le diocèse de Kaolack, de 1974 à 2020. La dernière a été réalisée avec Mgr Benjamin Ndiaye, actuel archevêque de Dakar, lors du pèlerinage des catéchistes du Sénégal qui a eu lieu les 25 et 26 janvier. Rappelons que la première de ces entrevues avait été réalisée avec Mgr Martin Boucar Tine, actuel pasteur de ce diocèse.

Riches de quarante-six ans d’épiscopat, ces trois évêques m’ont partagé leurs expériences liées à ce diocèse, mais aussi leur vision de l’Église sénégalaise. Ils m’ont entre autres parlé des défis à relever pour l’Église sénégalaise en cette troisième décennie du troisième millénaire du christianisme. L’article réalisé pour ces rencontres sera publié sur le site de l’Aide à l’Église en Détresse Canada pendant le carême, dans la semaine du 17 mars prochain.

Ensuite, à la demande de l’abbé Raymond, j’ai couvert le pèlerinage des catéchistes du Sénégal dont c’était la première édition. De ce reportage photographique sera bientôt écrit un article qui paraîtra vraisemblablement dans le numéro de mai de la Revue Ste-Anne.

Cet événement dont le diocèse de Kaolack était l’hôte, a dépassé les attentes des organisateurs en accueillant environ 2500 pèlerins venus des sept diocèses du Sénégal. Introduit par une veillée de prières incluant un enseignement biblique de Mgr Martin, ce pèlerinage s’est poursuivi le lendemain par une célébration eucharistique présidée par Mgr Ernest Sambou du diocèse de Saint-Louis et accompagnée par la chorale du séminaire de propédeutique Saint-Paul. En guise de clôture, une remise d’attestation de reconnaissance a été décernée à un catéchiste de chaque diocèse sélectionné par un comité diocésain pour l’ensemble de son travail.

De plus, les 7 et 8 février derniers, je dispensais la troisième et dernière session d’une formation en communication qui avait pris son envol les 13 et 14 décembre 2019 avec une session sur « L’écriture journalistique ». Celle-ci avait été suivie de celle sur « La conduite d’une émission de radio ». Si ces deux sessions avaient donné lieu à des partages d’expériences fortes enrichissantes, cette dernière sur « La Photographie journalistique » a donné l’occasion aux participants de saisir l’importance de bien utiliser une photo pour illustrer leurs textes et de s’en servir avec discernement. Elle a aussi donné la chance aux photographes en herbe d’améliorer leur technique par l’apprentissage et la pratique de certains principes et techniques de base.

Plus récemment, en faisant le bilan de mes activités, j’ai retenu les accompagnements avec l’abbé Nestor, mon hôte, lors des visites dans les villages enfoncés dans la brousse, pour écrire un article intitulé « Devenu un des leurs » qui paraitra dans le numéro d’avril de la Revue Ste-Anne.

Enfin, un séjour de cinq jours au campement Fadidi Niombato, au cours duquel un magnifique oiseau multicolore, qu’on appelle suimanga, m’a accompagné sur le bord de ma fenêtre, m’a permis de poursuivre mes entrevues en lien avec l’objectif de raconter la vie de Michel, avec qui j’ai déjà passé de nombreux moments de partage. Ainsi ai-je complété mes rencontres avec ses enfants en échangeant avec sa fille aînée et responsable du campement, Monique, ainsi qu’avec sa fille Amandine, en plus d’avoir partagé avec Bacary, le cuisinier du campement. Les rencontres avec ses cinq enfants étant maintenant complétées, je m’appliquerai prochainement à passer du temps avec ses deux plus jeunes frères, Gilbert et Demba, pour ainsi compléter la rencontre de ses quatre frangins.

Toutes ces rencontres représentent beaucoup de matière recueillie en peu de temps, matière que j’explorerai davantage dans les mois à venir.

Image : Huttes rurales sénégalaises, Robert F. Lalonde (2020)

2 Comments

  1. plutôt que de voir le tourisme comme de simples vacances, il y aurait peut être un marché pour du tourisme religieux dans laquelle la personne vivrait une immersion spirituelle, communautaire et de repos.

  2. la majorité des messes sont bâties sous la forme des mots et il faut y être pour profiter de la prière, par conséquent il devrait y avoir des églises qui misent sur les images pour porter un message dans lequel n’importe qui serait capable de reconnaître le message.

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