Youcat Confession

Parmi tous les rites que propose l’Église, j’en connais peu qui suscitent autant de méfiance et d’incompréhension que le sacrement de la réconciliation. Les nombreux abus spirituels révélés au grand jour n’arrangent pas l’affaire, certes, mais bien avant les scandales des dernières années, les files devant les confessionnaux, on les voyait déjà davantage dans les films d’époque que dans la réalité !

Le tout nouveau livre de la collection Youcat, intitulé Youcat Confession (Novalis, 2020), prend pleinement acte de cet état des lieux. Non seulement par son format de (petite) poche, qui semble faire l’aveu que l’objet est fait pour être caché sur son cœur plutôt qu’exhiber dans une bibliothèque. Mais aussi dans son approche à la fois lucide et décomplexée : Sur la liste des choses les plus désagréables, le rendez-vous chez le dentiste arrive en tête… Et juste après, il y a la confession.

Évidemment, on n’en reste pas là. L’ouvrage tente de changer la perception selon laquelle se confesser serait pénible en mettant l’accent sur la joie de se libérer de lourds fardeaux, de recouvrer sa pleine liberté. Au lieu d’entretenir la culpabilité, le sacrement de réconciliation est fort justement présenté comme étant le meilleur moyen d’en être guéri.

Comme toujours, le Youcat se distingue par son langage et ses références compréhensibles par les jeunes. Ainsi, la confession est comparée, entre autres, à :

  • Une mise à jour régulière de ma vie. Si je rate cette mise à jour, mon logiciel finira par être dépassé et mon portable ne sera plus protégé contre les virus et les chevaux de Troie.
  • Une douche après une randonnée fatigante. Tu rentres à la maison épuisé, couvert de poussière et de sueur. Tu sens trop mauvais pour aller vers les autres. Mais, après la douche, tu te sens renouvelé. Ta peau peut de nouveau respirer, les forces te reviennent, tu mets des vêtements propres.

Après des explications sur le sens, l’origine et la « mécanique » du sacrement de réconciliation, le livret donne des outils pour organiser son examen de conscience, propose un témoignage et s’achève sur une section question-réponse.

Bref, un ajout de qualité dans une collection qui a déjà fait ses preuves auprès des jeunes catholiques.

Image: inside confessional, Dwayne (2006)

2 Comments

  1. il devrait y avoir des sacrements pour tous les problèmes qui secouent l’humanité comme la peur de l’autre, la pauvreté, les virus, la nostalgie, l’amertume, le dépotoir planétaire et la médisance.

  2. l’église catholique devrait avoir une église à la fine pointe de la technologie, de procédures de confession et de documentation donnant les outils d’une pleine conscience pour permettre aux catholiques de grandir dans la foi ou de chercher des réponses qui ne sont pas nécessairement accessibles dans la vie de tous les jours.

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