Vos raisons d’espérer

Lors de la parution du livre Demain l’Église (Novalis, 2019) en septembre dernier, nous vous avons demandé, chers lecteurs et chères lectrices, quelles étaient vos raisons d’espérer dans le cadre d’un concours. L’ampleur de votre réponse a dépassé toutes nos attentes, car vous avez été plusieurs centaines à nous écrire. Déterminer les trois gagnants donc n’a pas été chose facile, mais nous sommes très satisfaits du résultat. Merci à tous et à toutes pour cette incroyable participation. Sans plus attendre, voici donc vos raisons d’espérer.

Annette Génier-Sturgeon

Devant tous les constats négatifs de ce millénaire, il est facile de croire que l’Église catholique s’en va rapidement à la dérive et qu’elle disparaîtra sous peu. On oublie de mettre sur l’autre côté de la balance tout ce qui est positif, tout ce qui est réalisé au nom de cette foi en cette Église jeune de 2 000 ans ! A-t-on oublié les paroles de Jésus quand il dit à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les PORTES DE L’ENFER NE PRÉVAUDRONT POINT CONTRE ELLE. » Même si le négatif crie plus fort que le positif, aujourd’hui, je veux faire briller le positif.

Regardons tout le bien qui est réalisé. Des bénévoles se rendent tous les jours préparer des repas pour les plus défavorisés dans les soupes populaires. Dans certaines villes, on a bâti de petits garde-mangers qu’on a placés près des trottoirs. On y met des aliments pour ceux et celles qui ont faim. Que dire des banques alimentaires gérées par des bénévoles soucieux de l’autre qui a besoin d’aide ? Il ne faut pas oublier non plus les organisations telles les Filles d’Isabelle, les Chevaliers de Colomb, la Saint-Vincent de Paul pour n’en nommer que quelques-unes qui s’occupent des plus démunis.

Quand on jette un regard du côté des soins de santé, on retrouve dans les hôpitaux des centaines de bénévoles qui donnent leur temps pour le mieux-être des malades. Pensons aussi aux cliniques de sang où les gens sont fidèles à donner leur sang si nécessaires aux malades et aux accidentés. N’est-ce pas ça l’Église ? Il y a mille et un exemples dans notre monde actuel qui démontrent que le souci de l’autre est bien présent au cœur des humains. Souvenons-nous de ces mots dans l’Évangile : « Quand Seigneur t’avons-nous donné à manger, à boire, etc. ? » C’est la réponse de Jésus qui nous fait réfléchir : « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. »

Ce qui met une ombre au tableau, c’est que les plusieurs fidèles ont perdu le chemin de l’église. Ils trouvent toutes sortes d’excuses pour ne pas aller à la messe : le travail, les sports, les voyages. Souvenons-nous de Jean-Paul II qui exhortait l’Église à mettre en place une nouvelle évangélisation. Il faut donc trouver de nouvelles méthodes, de nouvelles expressions et un nouveau courage pour faire redécouvrir aux catholiques éloignés de l’Église ce qu’est la foi catholique. Au cours de l’histoire, l’Église a passé par bien des impasses. Il ne faut pas désespérer devant les obstacles. On se lève déjà ! Ne voit-on pas à l’horizon poindre le soleil de l’espoir ?

L’Église sera là demain. J’y crois fermement, car j’ai confiance en ce Jésus qui me dit : « Je serai avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps. »

Claude Lebeau

À travers les bourrasques, les besoins indispensables de recul, les apprivoisements aux réalités nouvelles, le besoin de « mourir pour vivre », tout sert à la vitalité de l’Église. C’est un effet de ressac souvent fois vécu dans l’histoire de l’Église. L’œuvre de Dieu confiée aux humains va durer. Il revient à chacun et chacune de témoigner de sa foi, élément difficile qui va à l’encontre de notre mentalité moderne.

René Tessier

Mon espoir émane tout simplement d’une réalité facilement oubliée : même dans le contexte de la crise actuelle, dont les germes font surface depuis des années, on voit encore des femmes et des hommes par milliers (tout de même) qui, chaque jour, font de leur mieux en Église. Elles et ils se dévouent malgré tous les soupçons dont ils peuvent faire l’objet. Ils écoutent plutôt que de moraliser. Ils approfondissent activement la Parole de Dieu et savent la faire goûter à d’autres. En un temps où plusieurs personnes hostiles au fait religieux se disent néanmoins férues de spiritualité, ils accompagnent respectueusement des personnes en quête de sens. Ce sont des laïques, des religieuses, des prêtres…

Le fait qu’ils travaillent au sein de l’Église catholique n’est pas toujours un laissez-passer pour l’autre, mais ils savent rendre service sans s’imposer. Par leur seule persévérance, ils témoignant déjà de l’espérance qui les anime, contre vents et marées. Ils représentent une petite lumière dans la nuit, non du mal (qui n’est pas plus répandu qu’auparavant), mais du doute, de l’incertitude, de la morosité et du cynisme ambiants.

Oui, ils et elles sont encore des milliers au Québec, qui s’accrochent avec entêtement, non pas pour séduire ou manipuler qui que ce soit, mais pour répondre aux besoins d’un monde ébranlé qui rêve de solidarité et de justice pour tous et toutes. C’est leur foi qui les inspire, stimulés qu’ils sont par tant de modèles d’hier. Quand des gens se présentent à eux ou les croisent dans toutes sortes de circonstances, ils s’intéressent à l’autre pour ce qu’il est, non pour ce qu’ils pourraient en retirer. Il peut leur arriver d’être maladroits parfois (qui peut toujours trouver les mots et les postures les plus appropriés sur le coup ?), mais on peut reconnaître la générosité de leurs intentions et la sincérité de leurs efforts.

Tant qu’aujourd’hui des femmes et des hommes de cet acabit œuvreront en Église, celle-ci pourra regarder l’avenir avec confiance. Car l’Église restera, grâce à eux, un phare et une bouée, telle que le Christ l’a voulue.

Image : Couverture de Demain L’Église, Éditions Novalis (2019)

17 Comments

  1. une église qui ferait de la place aux femmes et aux jeunes serait un bon point de départ.

  2. l’église devrait mettre en place des apôtres de l’actualité qui viendrait guérir les maux du monde.

  3. l’église devrait faire de la place à des célébrations eucharistiques qui sortent de l’ordinaire.

  4. faire de la place à l’informatique à des fins religieuses dans les églises pourrait s’avérer un choix judicieux.

  5. pour entendre les voies de différentes personnes, l’église devrait organiser des prièronolées que l’on pourrait entendre durant les messes.

  6. l’église devrait devenir une sorte de quartier général pour régler les problèmes des hommes et des femmes.

  7. il nous faudrait une lecture du livre du ciel et de la terre pour comprendre la relation entre l’homme et la nature.

  8. il nous faudrait une lecture du livre de l’être humain pour essayer de comprendre notre venue.

  9. peut être devrions-nous avoir une lecture du livre des prêtres et des diacres pour nous aider à comprendre leur cheminement ou nous intéresser davantage à la vie en communauté.

  10. au lieu de diviser les messes, il devrait y avoir une messe commune dans laquelle plusieurs prêtres et diacres y participeraient.

  11. au lieu de passer par les prophètes pour faire le message, l’église devrait faire une lecture du livre de dieu selon dieu

  12. pour apporter un peu de magie à la messe, l’église devrait offrir une lecture du livre des signes et des symboles.

  13. il faudrait quelques événements jeunesse pour aider les jeunes à s’intéresser à la vie spirituelle et communautaire.

  14. basée sur la vierge marie, l’église devrait offrir un événement pour les femmes.

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