Mère Teresa: au nom des plus pauvres parmi les pauvres

Dimanche prochain, le 4 septembre, Mère Teresa de Calcutta sera canonisée par le pape François. Celle dont l’annonce du décès fut étouffée par la mort tragique de la princesse Diana aura finalement toute la reconnaissance publique qui convient à l’une des personnalités religieuses les plus marquantes du XXe siècle.

Cette canonisation est d’autant plus bienvenue que l’image de la sainte de Calcutta fut obscurcie ces dernières années. Tout d’abord par un absurde reproche concernant la gestion des finances de sa congrégation. Puis par la publication de ses carnets intimes, qui dévoilaient une croyante aux prises avec un profond sentiment de l’absence de Dieu. Pour certains chrétiens, c’était un peu comme si on leur révélait que Mère Teresa ne croyait pas vraiment en Dieu, alors que le témoignage de son expérience de la « nuit de la foi » s’insère au contraire parfaitement dans la lignée de la spiritualité chrétienne la plus profonde. À ce sujet, lire le texte que Jacques Gauthier a publié sur son blogue, « Mère Teresa : une sainte des ténèbres ».

Autour de cet événement joyeux se préparent bien des festivités de toutes sortes et, notamment, plusieurs publications sur la « Mère des pauvres ». Je sais, je suis juge et partie, mais j’ose tout de même le dire : du lot, se démarque clairement la biographie classique publiée à la fois par Novalis et par la maison française 21g : Mère Teresa de Calcutta. Au nom des plus pauvres parmi les pauvres. Ce superbe album, magnifié par des aquarelles époustouflantes et récipiendaire du Prix international de la bande dessinée chrétienne d’Angoulême en 2016, dépeint les grands moments de la vie de celle qui remporta le prix Nobel de la paix en 1979.

carnets du parvis

Il faut avouer que les bandes dessinées religieuses pèchent trop souvent par leur esthétique datée et leur faible innovation dans l’art du récit. Ce n’est clairement pas le cas avec le présent album, assez moderne dans sa facture graphique.

Après la vie de Mère Teresa suivent des annexes compilant quelques-unes de ces citations maîtresses, des suggestions de livres et de vidéos pour aller plus loin, un bref exposé sur la famille des missionnaires de la charité et même… l’horaire type d’une journée dans la peau de Mère Teresa !

À noter, en terminant, que vous pouvez participer au concours lancé par le diocèse de Montréal pour gagner un exemplaire du livre.

Images tirées de la bande dessinée, par Sachin Nagar (2015).

2 Comments

  1. Merci, Jonathan, pour ce clin d’oeil à l’article de mon blogue sur la nuit de Mère Teresa, souvent mal comprise. Et j’ai bien hâte de mettre la main sur cet album qui me semble très bien fait.

Laisser un commentaire