Demain l’Église

Ces dernières années, il peut être difficile de se dire encore catholique au Québec. Au-delà des enjeux démographiques importants qui secouent la vie paroissiale, c’est à une véritable perte de crédibilité du discours chrétien que nous assistons, accentuée par la crise provoquée par les méfaits de certains membres du clergé. Dans ce contexte, comment peut-on maintenir vivante la flamme de notre espérance ? C’est le défi auquel ont répondu les contributeurs et contributrices du plus récent projet éditorial de Novalis, Demain l’Église : Lettres aux catholiques qui veulent espérer (2019).

Cet ouvrage collectif rassemble des textes de seize hommes et femmes qui ont bien voulu se prêter au jeu de l’espérance. Ce n’est pas là un simple exercice intellectuel, car il faut faire preuve de doigté pour ne pas tomber dans les extrêmes, que ce soit en refusant de reconnaître la crise ou, au contraire, de se laisser écraser par elle.

Les contributeurs et contributrices sont tous et toutes des laïques préoccupés par la santé de leur Église. Les lecteurs retrouveront ici des textes de Frédéric Barriault, Brigitte Bédard, Louis Cornellier, Francis Daoust, Suzanne Desrochers, Sébastien Doane, Sébastien Gendron, Jocelyn Girard, Stéphanie Gravel, Jonathan Guilbault, Alex La Salle, Jacinthe Lafrance, Éric Laliberté, Antoine Malenfant, Valérie Roberge-Dion et Philippe Vaillancourt.

On s’en doute, le grand nombre de contributions à cet essai laisse voir une importante variété de points de vue, d’autant plus que la perspective employée — celle d’un ou une catholique s’adressant à ses frères et sœurs — favorise les sensibilités propres à chaque auteur ou auteure. Qu’à cela ne tienne ! L’espérance ne se laisse pas enfermer dans une vision unique et sait rassembler tous ceux et celles en qui elle fait sa demeure.

Justement : malgré la diversité des points de vue des contributeurs et contributrices de l’ouvrage, certaines lignes de force permettent de regrouper ces lettres en trois angles d’approche qui sont employés pour organiser Demain l’Église. Alors que les cinq premiers textes offrent une réflexion sur ce qu’est l’espérance, les six suivants s’intéressent plutôt à la crise et aux solutions qu’il est possible d’envisager. Les cinq dernières contributions donnent un visage à l’espérance et permettent de voir, concrètement, comment elle point à l’horizon de l’Église catholique du Québec.

Demain l’Église est donc un projet rassembleur qui cherche à entretenir la flamme des catholiques malgré la tourmente. Car c’est dans les moments les plus sombres que la lumière brille le plus.

Image : May There Be Light For All, Xrayeye (2012)

22 Comments

  1. étant donné que les limites de la terre sont connues, le prochain moise ou jésus sera probablement intergalactique ou climatique.

  2. la volonté est à la fermeture des églises et les prêtres vont aller dans les hôpitaux et les résidences.

  3. il ne faudrait pas se surprendre s’ils ne transforment pas les églises en condos ou en showbusiness télévisuel.

  4. la première option serait une église qui suit l’actualité.
    la deuxième option serait une église qui ne tente pas d’affaiblir l’homme, mais qui va de dieu vers l’homme.
    la troisième option serait une église ayant une conscience élargie qui inclut l’éducation, l’homme, la femme, les jeunes et pas juste mettre dieu au centre.

  5. cela serait dommage de perdre toutes les églises, mais il est possible que l’église internet informatisée donne plus de choix.

  6. cela n’est pas normal que les saints ouvrent des séminaires et soient des missionnaires et que l’église s’occupe du message dans les églises.

  7. on pourrait aussi se servir des églises comme lieux de pèlerinage, de pastorale et de conférences pour ceux et celles en quête de spiritualité.

  8. l’église de demain sera pareille comme l’église d’hier et le seul moyen de s’en sortir est de bâtir une nouvelle église, avec une nouvelle parole et une nouvelle jeunesse.

  9. soit elle utilise le papier ou l’internet pour poursuivre le message, soit elle utilise les églises pour pousser plus loin la spiritualité que de rabâcher les textes vieux deux milles ans.

  10. ceux et celles faisant du bénévolat auprès de l’église devrait avoir le droit d’animer des activités, de la pastorale et de donner des messes

  11. avec toute l’intelligence qui habite les prêtres et les diacres, il y aurait sûrement moyen de mettre à jour les textes, la parole et la chorale.

  12. pas seulement le dimanche, l’église devrait ouvrir la semaine pour des activités diverses.

  13. comme pour plaire à sa base, la bible se concentre sur ce que fait jésus de ces journées plutôt que ce qui est important dans la vie.

  14. Faites entrer dans les églises les mouvements de l’Eglise en commençant par la St-Vincent de Paul qui est éparpillé un peu partout. On collecte aux portes à la sortie de la messe mais pourquoi ces gens de grande foi ne sont-il pas dans l’église, au sous-sol, au presbytère, coller à nos églises. N’est-ce pas un mouvement crée pour aider les défavorisés de nos paroisses. La catéchese des enfants pourquoi ne pas la donner dans l’église. Leur faire connaître ce lieu de prière et ceux qui veulent servir à l’accueil des parents en leur offrant un lieu pour jaser ensemble autour d’un thé, jus…pendant que l’enfant est à la catéchèse. Elles sont grandes et belles et il y a tant de signes à l’intérieur dont on ne sait pas pourquoi… les status, etc.. parler de temps à autres du chemin de croix qui est là et dont on ne voit plus…
    Nos mouvements de notre église devraient tous se tenir dans nos églises ou les locaux attenants. S’organiser pour accueillir tous les mouvements d’église. Je crois que Dieu veille sur nous et fera grandir la foi et nous dévoilera des façons de faire.

  15. si dieu a envoyé jésus pour nous sauver, il faudrait plus se concentrer sur dieu que sur jésus étant donné que la période de jésus est très bien documentée.

  16. l’église devrait s’inspirer de tout ce que l’humanité est capable de faire de bien.

  17. il y a peut être un seul dieu, mais ce seul dieu ne fait pas toujours la même affaire.

  18. entre dieu, la création et jésus, il y a tout un pan de l’être terrestre, des éléments et de l’évolution à connaître.

  19. outre la foi, la paix et la charité, il y a une multitude d’autres sujets à exploiter et surtout dans l’optique que dieu s’occuperait du sujet.

  20. l’église devrait organiser des activités permettant de développer la foi, l’amour et l’amitié.

  21. si jésus a pris la forme de dieu sous forme humaine, on devrait être capable de le manifester sous d’autres formes humaines.

  22. l’église devrait offrir des formations paroissiales pour éduquer ceux en quête d’une spiritualité profonde.

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