Pastorale sociale

En fin de semaine dernière, j’ai eu l’occasion de présenter une conférence aux Patro Le Prevost sur les racines religieuses de l’établissement d’une première colonie française sur l’île de Montréal. Cette rencontre fraternelle a été pour moi l’occasion de réaliser que la pastorale peut encore être bien présente dans les centres d’action communautaire. Petit retour sur cette vénérable institution montréalaise qui a marqué de nombreuses générations.

Le Patronage Jean-Léon Le Prevost existe dans le paysage de Montréal depuis 1909. Il a été fondé par les Religieux de Saint-Vincent de Paul, un des multiples ordres créés autour de l’infatigable saint Français. Pour leur part, les Religieux de Saint-Vincent de Paul doivent leur existence au vénérable Jean-Léon Le Prevost, religieux français du 19e siècle qui a travaillé toute sa vie à mettre en œuvre tous les principes de charité chers à son père spirituel.

Ainsi, c’est sans surprise qu’on retrouve dans la mission même du Patro la priorité accordée à ceux dans le besoin. Mais, au-delà de l’objectif de soulager la misère, cet organisme veut créer un milieu de vie propice à l’épanouissement éducatif et social des jeunes. Ainsi, le Patro offre une panoplie d’activités et de loisirs permettant à la jeunesse de s’amuser et de sociabiliser dans un lieu sécuritaire où les valeurs de la charité sont omniprésentes.

Originellement situé dans le quartier Mile-End à Montréal, le Patro Le Prevost sera presque complètement détruit lors d’un incendie accidentel en 1977. Qu’à cela ne tienne, les efforts de tous les acteurs du Patro, autant les dirigeants que les bénévoles, ainsi que ceux de la Ville de Montréal permirent à cette œuvre de survivre en déménageant ses activités dans le quartier Villeray et en rouvrant ses portes dès 1980.

Depuis, les œuvres de charité subsistent et offrent de nombreux services, notamment des répits pour les familles qui participent aux activités du centre, une popote roulante, une épicerie économique, et même un bistro offrant des repas à prix modique. Si on y ajoute les différentes activités de loisir ainsi que les locaux accessibles pour les jeunes, les familles et les aînés, le Patro reste un milieu de vie hors du commun!

On y retrouve d’ailleurs toujours un service de pastorale, animé entre autres par un religieux de Saint-Vincent de Paul, qui entretient une chapelle et offre encore des services dominicaux sur une base hebdomadaire. Si le visage graphique du Patro Le Prevost a bien changé depuis sa fondation, son identité reste la même et la qualité de ses intervenants n’a d’égal qu’à l’importance de leur mission.

En somme, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ce milieu de vie et à pouvoir y contribuer un tant soit peu, le temps d’une journée de ressourcement. Il ne tient plus qu’à vous d’en faire de même. Oh, et si vous n’habitez pas dans la région de Montréal, pas de soucis, il y a des patros à Québec, à Saguenay et à Ottawa!

Image : MUmtl, MU 2009 “Ensemble” :: Après/After (2009)

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