Hypocrite, le pape ? Réponse à Lysiane Gagnon

Je ne sais pas si vous avez eu le malheur de voir passer la chronique de Lysiane Gagnon, dans La Presse d’hier. Elle y accusait le pape François d’hypocrisie. J’ai rédigé une réponse, mais qui ne sera finalement pas publiée. La voici (à noter que si j’avais eu davantage d’espace, j’aurais souligné d’autres passages navrants de son article, comme le rapport malhonnête et aujourd’hui discrédité entre célibat des prêtres et pédophilie):

Hypocrite, le pape ?

Dans sa chronique d’hier, Lysiane Gagnon profite de la visite hypermédiatisée du pape François aux États-Unis pour faire son bilan personnel de l’actuel pontificat. Égrenant un chapelet de dossiers où elle considère que l’Église, malgré les belles façons du Saint-Père, n’a guère changé dans le sens de son propre sentiment sur toutes choses, elle finit par l’accuser de pécher par hypocrisie, carrément.

Or, il y a beaucoup à répondre aux récriminations de Mme Gagnon. Je passe rapidement sur les points où elle est mal informée : s’il est vrai que les divorcés remariés n’ont pas accès à la communion, c’est justement pour étudier cette question, entre autres, que François a convoqué le synode sur la famille d’octobre prochain. Quant aux frais liés à l’annulation de mariage, le pape vient de les abolir, décrétant que le processus devrait être gratuit. Voilà deux dossiers où le pape, loin de s’en laver les mains, est au contraire proactif.

Mais l’essentiel de ma critique du billet de Mme Gagnon est ailleurs. Elle accuse François de paraître plus ouvert qu’il ne l’est sur des questions comme l’avortement et l’homosexualité. L’avortement n’est-il pas encore considéré comme une faute grave par l’Église ? Et celle-ci ne s’oppose-t-elle toujours pas au mariage gai ?

Certes, mais il faudrait être bien naïf pour croire que ce sont là des positions qu’un pape, même s’il le voulait, pourrait renverser à sa guise. L’évêque de Rome n’est pas un monarque absolu, il ne légifère pas selon ses caprices ou ses opinions du moment. Sa tâche principale est d’être le pasteur de l’Église universelle, d’être un pôle d’unité dans la diversité.

Et dans cette fonction, François excelle. Ses lignes subversives, tel son célèbre « Qui suis-je pour juger ? », au sujet des personnes homosexuelles, changent réellement quelque chose parce qu’elles induisent, chez tous ceux et celles qui le reconnaissent comme leader spirituel, une attitude d’ouverture et de dialogue. Après des pontificats centrés sur la clarté doctrinale, le pape actuel enseigne que la vérité n’est pas tant une affaire d’être pour ou contre qu’une justesse d’amour dans nos relations avec nous-mêmes, avec les autres, avec Dieu et avec notre environnement.

Ainsi, lorsque François s’ingénie à changer l’attitude des catholiques envers des personnes ou des groupes qui, historiquement, furent l’objet d’une certaine exclusion, pour ne pas dire plus, ce n’est pas rien. Et assurément pas de l’hypocrisie. Si le magazine américain The Advocate, qui s’adresse principalement aux personnes homosexuelles, a fait de François sa personnalité de l’année 2013, ce n’est certainement pas pour ses beaux yeux.

Ce que Mme Gagnon semble également oublier, c’est que le Québec ne constitue pas le centre du monde. L’accès à l’avortement, l’homosexualité, l’ordination des femmes ou des hommes mariés (et non le mariage des prêtres, ce qui est bien distinct !), voilà des enjeux qui ont des résonances bien différentes, que l’on se trouve dans l’hémisphère sud (où se trouve la plus grande partie des catholiques de la planète) ou dans l’hémisphère nord.

Ces différences, le pape, en tant que pasteur de l’Église universelle, ne peut pas les balayer de la main, ni les gérer de manière ethnocentriste en imposant à tous, et surtout à la majorité, des changements radicaux. Le douloureux schisme secouant présentement l’Église anglicane, divisée entre ses factions progressistes européennes et conservatrices africaines, rappelle que l’évolution des mentalités est un processus lent et qui tolère mal les accélérations forcées.

Bref, en respectant les diverses sensibilités au lieu de se comporter en despote occidentaliste, François ne pèche guère par hypocrisie. Au contraire, sa souplesse lui permet de remplir pleinement son rôle de « pontife », c’est-à-dire de bâtisseur de ponts.

Photo:Photo Phiend, Pope Francis on Capitol Hill (2015)

30 Comments

  1. Bonjour Jonathan,

    Merci pour ce texte fort juste. Dommage qu’il n’ait pas été publié dans le journal de Mme Gagnon.

  2. Pauvre Journaliste ,ma chère Madame si il y a un métier ou les gens sont hypocrites c est le votre ma chère. Car vous ne chercher que de mettre de la poudre aux yeux des gens .Bravo Jonathan de reinformer la madame

  3. Entièrement d’accord avec toi. Des changements comme l’avortement et les mariages gais sont en marche mais tous les changements importants que l’église a fait se sont mesurés en plusieurs années. Le fait que le PAPE en parle est signe que la chose est discuté. Mme Gagnon devrait vérifier le temps que cela prend pour un changement important dans la politique québécoise avec les fonctionnaires pour juger si les changements de l’église sont lents ou rapides.

  4. Bravo cher monsieur… Votre ton est juste, vos informations justes. Votre article mériterait d’être publié où que ce soit en précisant sa genèse. Je vous encourage à y songer sérieusement et à orienter des efforts en ce sens. Très fraternellement!

  5. Un texte intéressant (un gros merci d’avoir pris le temps de l’écrire), mais qui donne l’impression que si l’Église n’«évolue» pas sur des questions de morale, c’est surtout pour respecter les mentalités du Sud. Le position de l’Église sur l’avortement et la famille est le fruit de l’enseignement du Christ, de la Bible et de la tradition de l’Église catholique. Solides fondations : )

    Hâte d’entendre le pape François à la Rencontre mondiale des familles. Nous avons un pasteur exceptionnel.

    • Merci pour cette réaction, Jasmin. N’ayant pas la prétention de connaître l’opinion personnelle du pape en toutes matières, je souligne simplement que même s’il voulait faire bouger les choses en telle ou telle direction, il ne peut guère le faire en faisant abstraction de sa sollicitude pastorale envers tous les catholiques de la planète.
      Quant aux multiples questions autour de la famille, la position du magistère tente bel et bien de s’appuyer sur l’enseignement du Christ, sur la Bible, sur la Tradition; mais notre compréhension de la révélation évoluant sous le souffle de l’Esprit, l’enseignement du magistère peut également évoluer.

      • «mais notre compréhension de la révélation évoluant sous le souffle de l’Esprit, l’enseignement du magistère peut également évoluer.»

        j’imagine, mais par contre, d’un point de vue réaliste, je dirais que si ce qu’on peut comprendre d’une chose peut sans doute évoluer, cela n’évolue jamais jusqu’à contredire cette même chose… simple logic. Et j’espère que tous y adhèrent, sinon je m’envole dans le ciel comme superman sans plus tarder.

        cela dit, avec ma médiocre expérience spirituelle et théologique, je ne sais pas ce qu’il en est des questions d’avortement et d’homosexualité. mais par amour de la vérité, je veux avertir de façon générale et bien franchement, que si vous souhaitiez renverser une réalité au nom de sa compréhension, que cette réalité soit catholique, athée ou africaine, culinaire ou ethnographique, vous seriez bien tendancieux et hypocrite, ce que vous prétendriez (bizarrement) vous-mêmes dénoncer.

        «la position du magistère tente bel et bien de s’appuyer sur l’enseignement du Christ»

        ceci (encore) n’est pas contre vous monsieur Guilbault, mais il y a là de l’ambiguïté. ayant reçu déjà un enseignement sur le magistère de façon très bénéfique pour ma vie, j’aimerais comprendre quand vous dites que la position du magistère TENTE bel et bien de s’appuyer sur l’enseignement du Christ?

        là où il y a des hommes (i.e. l’église), il y a de l’hommerie… certes. d’où là encore, de ma jeunesse, je ne veux pas parler de ce que je ne connais pas. mais en général, autre chose que je n’aime pas (qui aime cela?), étant l’hypocrisie… dans le cas que si vous ne croiriiez pas que l’église catholique ait un magistère RÉELLEMENT enraciné dans l’enseignement du Christ, qu’est-ce qui vous retiendrait de quitter cette église? ou d’en partir une pareille avec des amendements, si la majorité vous plaît excepté quelque détail. cela vaudrait d’un membre d’un parti politique, d’un joueur d’un sport ou de toute autre chose du même type. il faut être cohérent avec soi-même dans la vie, ou bien on suit une religion, ou bien on ne la suit pas. piger dedans revient à prendre le pire des deux possibilités et rien du meilleur des deux… pire, cela vous force à une sorte de fausse amitié avec ceux qui y croient vraiment, une amitié temporaire en attendant d’instaurer votre propre vision de votre équipe sportive ou que sais-je encore. bon, vous n’avez peut-être pas pesé tout à la loupe sous le coup, mais pris comme ça, je trouve votre propos obscur, et si réellement selon ce que j’y lis, d’une grande tristesse pour vous et pour les autres :(((

        merci tout de même de cette réponse à un article qui a certains égards semblait mal informé,

        et fraternellement,
        la paix du Christ avec vous
        priez pour moi svp
        Jérôme

      • M. Bordeleau, j’aime bien le ton de votre réplique, et si je comprends bien, l’essentiel de votre réserve consiste dans le fait que j’ai mentionné que l’enseignement du Magistère évolue, et tente d’être toujours le plus fidèle possible à l’enseignement du Christ (au lieu de coïncider rigoureusement avec cet enseignement). Je crois qu’un examen de l’histoire de l’Église suffit à montrer qu’il y a bel et bien évolution. Pie IX fustigeait la démocratie… et maintenant, l’Église s’en fait la grande défenderesse. Et c’est aussi le cas dans des dossiers plus immédiatement doctrinaux: par exemple la manière de comprendre le salut. On est passé d’une conception du salut passant par le fait d’être baptisé ou non (le massa damnata de saint Augustin…) aux propos du pape François, qui affirme qu’être bon aux yeux de Dieu n’a rien à voir avec le fait d’être catholique ou d’aller à la messe… tout un saut dans la compréhension de ce que la révélation en Jésus-Christ signifie ! Ainsi, il n’est pas hypocrite de s’afficher comme catholique et d’avoir des réserves avec tel ou tel point de l’enseignement du magistère. Les catholiques démocrates du XIXe siècle auraient-ils dû plier l’échine devant les fustigations de Pie IX ? J’espère que vous êtes d’accord pour répondre non.
        Il est facile et parfois tentant d’adhérer à une religion pour avoir des réponses certaines et claires sur tout… mais c’est là fuir notre condition humaine, et heureusement, puisque le Dieu de Jésus Christ nous veut adultes et debout spirituellement, la vie de foi d’un chrétien n’a rien d’une simple adhésion à des positions toutes faites (ce qui n’enlève rien à l’autorité que je reconnais au magistère par ailleurs).

    • L’enseignement du Christ, à ce que je sache, ne comporte pas de longues leçons sur l’avortement ni sur la famille , je pense encore à son ´Je suis ici pour séparer ‘. Là dessus, François me semble limpide: cherchez à écouter, accueillir, non pour tout approuver mais pour aimer la personne dans ses richesses et faiblesses. Les fondations solides tremblent devant cette exigence qui elle se retrouve bien et belle dans les propos de Jésus.

  6. Jonathan, Merci pour ton commentaire judicieux. Une réplique intéressante qui met en lumière des fondements souvent ignorés ou mal compris du catholicisme. Nous vivons dans un monde de perceptions, de plus en plus ignare des questions religieuses. Bonne continuation!

  7. Bravo pour votre réflexion qui nous situe l’église catholique dans le monde. Le pape Feançois est en effet un bâtisseur de pont. Certains ponts sont plus longs et demandent plus de temps. Merci!

  8. Bravo Jonathan et courage!
    L Eglise est toujours en avance a tous, mais elle cherche toujours a donner la vie et pas la mort car nous sommes les fils de Dieu les fils de la vie.
    Nous sommes vraiment chanceux d avoir un Pape Vrai Leader.

  9. EXCELLENTE RÉPLIQUE JONATHAN, PLEINEMENT D’ACCORD, FORT JUSTE TES OBSERVATIONS, BRAVO POUR TON INTELLEGENCE A NE PAS ETRE AGRESSIF DANS TES PROPOS. PAPE FRANCOIS EST UN ETRE D’EXCEPTION PLEIN DE COMPASION ET D’AMOUR INCONDITIONNELLE POUR L’ETRE HUMAIN, QU’IL SOIT UN HOMME OU UNE FEMME. JE VOUS APPUIE A 100%
    MERCI DE DÉFENDRE LES POSITIONS D’UN PAPE DES PLUS CHARMANTS QUE NOUS AYONS EU CES 50 DERNIÈRES ANNÉES.

  10. En tout respect, je ne sais pas quel âge vous avez Jonhatan, mais vous m’apparaissez bien jeune, et vous êtes un homme. En fait trop jeune pour comprendre à quel point l’Église catholique , qui se réclamait honteusement du Christ, a pris en esclavage l’Amérique , au Nord et au Sud, et surtout les femmes, reléguées au rang de reproductrices, afin que l’Église catholique colonise l’Amérique . Je ne m’excuse pas de mes propos crus car ils sont le reflet de la réalité. Les femmes de ma génération , et celle de ma mère avant moi ont lutté pour se libérer de ce joug. Nous dénonçons, comme Madame Gagnon le fait, que l’Église soit si en retard par rapport à la société civile sur le droit des femmes. Si François se préoccupe des pauvres et des plus mal nantis, il se préoccupe beaucoup moins de la moitié de l’humanité que constitue les femmes. Le fait que d’autres populations soit plus lentes a se libérer de ce joug n’est pas une justification à la lenteur du pape à abandonner ce joug, surtout qu’en d’autres matières il secoue la société actuelle, toutes nations confondues, sur ses politiques en matière de justice sociale et d’égalité. Ce qui peut apparaître aux yeux de femmes comme Madame Gagnon,procéder de l’hypocrisie.

    • Madame, en tout respect également, je trouve un peu facile de tabler sur le fait que je suis jeune et de sexe masculin pour invalider ma réplique. En fait, c’est ce qu’on appelle un sophisme, et si un homme aurait eu l’audace, sur un sujet donné, de critiquer les propos d’une femme pour la simple raison qu’elle est une femme, ça aurait apparu, avec raison, comme un sexisme condamnable.
      Par ailleurs, je suis sensible à la situation, passée et présente, des femmes, dans le monde et dans l’Église. Mais ça ne change rien au fait que les propos de Mme Gagnon sont navrants, et ça ne change rien à mon argumentation non plus. Si vous voulez exprimer votre désir que l’Église change sur tel ou tel point, très bien, mais ça ne rend pas le pape hypocrite. Par ailleurs, condamner l’Église en bloc ne m’apparaît pas une attitude très juste, car l’Église ne se résume pas à l’institution. Je vous encourage d’ailleurs à prendre contact avec des catholiques qui sont aussi féministes: vous verrez que c’est tout à fait possible, et fécond.

  11. je suis outree de constater en 2015 que des gens ont l’esprit aussi etroit car le pape Francois est le premier a faire des ouvertures vous ne trouvez pas que l’esclavage de la religion a assez dure???????????????????il est grand temps q’un pape pense comme Jesus il est la replique de notre Sauveur qui disait les memes paroles a la Samaritaine,MarieMadeleine il y a 2015 annees ce sont toutes des lois de l’eglise et non de DIEU HMES DE PEU DE FOI POURRAIT DIRE ENCORE AUJOURD’HUI JESUS A NOUS TOUS CAR LE SEU COMMANDEMANT FUT DE S’AIMER COMME IL NOUS A AIMER ET MALHEUR A CELUI QUI JUGE LES AUTRES DIEU SEUL S’EST GARDE CE POUVOIR ALORS ATTENTION LA PORTE DU PARADIS EST ETROITE.

    • Slt Hau, excuse moi de te déranger, aurais-tu étudié à Montpellier en France en 2003-2004 stp? merci pour ta réponse. Jm.

  12. Bonjour, Jonathan,
    Merci de ce bon commentaire qui dévoile l’ignorance et l’étroitesse d’esprit de Lysianne Gagnon dont la plume fiéleuse et mesquine est bien connue, hélas! Dommage que tu ne puisses publier ton commentaire dans La Presse.
    Richard Wallot

  13. À mon tour de te remercier Jonathan. Pour ce qui est de ton âge, rappelle-toi les paroles de saint Paul à saint Timothée. Ce que je voudrais ajouter à la conversation c’est que tout ce qui est exigé par les « progressistes » ne sont certainement pas des progrès! Serait-ce un progrès dans l’Église et dans le monde que d’accepter l’avortement ou le mariage des homosexuels? N’oublions pas que l’Église se présente comme Mère qui porte la vérité révélée dans et par le Christ à toute l’humanité. Or la vérité ne change pas. L’avortement sera toujour une forme d’assasinat, l’union des personnes de même sexe sera toujours un acte contre nature et le « remariage » des personnes mariées validement sera toujours un adultère. Si l’Église se prononçait en sens contraire, elle ne serait pas progressiste mais hérétique et trahirait sa mission divine. On peut très bien ne pas être d’accord sur la théologie ou l’anthropologie que l’Église propose, mais cette dernière ne peut pas non plus se contredire. D’accord ou non, l’Église a la prétention d’enseigner la doctrine de Dieu sur l’homme et le monde. Elle n’a pas à changer quand ça a trait à ce qu’elle considère du domaine de la révélation. Si je suis libéral et que tout d’un coup je trouve en moi des tendances conservatrices, le parti libéral n’a pas à se transformer en pseudo parti conservateur: libre à moi de me « convertir » au parti conservateur si cela me chante…

    • Merci, Jean-Sébastien, de prendre la peine de donner votre avis. Je suis d’accord avec vous pour dire que tout ce que les progressistes appellent progrès n’est pas toujours un progrès réel. Mais pareillement, tout ce que les conservateurs appellent vérité immuable n’est pas toujours vérité immuable (par exemple, que les unions de même sexe soit contre-nature, ça ne m’apparaît pas tant une vérité immuable qu’une position liée à un contexte culturel et philosophique… qui a bien changé depuis saint Paul !) Ce qui m’amène à dire que votre comparaison entre l’Église et un parti politique n’est guère valable: il y a assez de place, dans l’Église, pour les progressistes comme pour les conservateurs.

  14. Le pape n’est pas un homme politique mais un homme religieux . S’il veut être libéral et il le montre bien , il n’est pas un homme qui légifère du haut de son autorité, un homme politique mais un homme religieux qui cherche la meilleure solution par rapport aux populations très différentes qu’il soutient ., encourage et à qui il montre le chemin …
    Du Nord au Sud , d’Est en Ouest on l’écoute . Il ne peut pas agir dans la précipitation et l’ incohérence ce que souhaiterait peut être cette dame . Pour après le critiquer .Sauf s’il laisse tout faire , et ce n’ est pas son rôle , il est clair qu’un certains nombres de gens ne seront jamais contents . Et même d’ailleurs …
    Les sujets soulevés sont graves car il y a les gens sincères et ceux qui trichent . Je le sais pour avoir été quelques années « divorcée  » contre mon grès . La loi de l’église ne faisait pas de différence . Il fallait demander l’ aide d’un tribunal . On abandonnait . D’ailleurs tout cela est dans le légalisme et non dans l’ amour .
    Un homme qui guide un groupement religieux comme l’ église catholique ne peut pas être comparé à n’importe quel chef d’état .
    Son rôle est spirituel . Il a une toute autre dimension !
    Cette dame n’ a pas l’ air de bien savoir ce que c’est …
    Le Pape a raison de prendre son temps . Il ne peut avoir l’ air de tout avaliser pêle -mêle ! Et s’il agissait précipitamment ce serait le cas .
    Prions plutôt au lieu de critiquer pour qu’il trouve la solution que tous les chrétiens comprendront et accepteront et qui nous rapprochera les uns des autres au lieu de nous diviser .

  15. Excellence réponse à Lysiane Gagnon. C’est bien de rétablir ces faits, car Madame Gagnon n’est probablement pas au courant du fonctionnement du gouvernement du Vatican.
    Anne G.

  16. Vos commentaires et critiques à l’égard de Lysiane Gagnon me sidèrent. Elle a donné son avis sur une star de la chrétienté, elle a le droit de le faire selon moi, mais selon vous ce n’est pas permis semble-t-il !!! Pourquoi ? Aurait-elle égratigné votre idole ?

    Comme dit COLO, « nous dénonçons, comme Madame Gagnon le fait, que l’Église soit si en retard par rapport à la société civile sur le droit des femmes ». Personnellement je pense que c’est pire encore parce que l’église du pape comme bien d’autres groupes et mouvements religieux est en retard depuis toujours et sera malheureusement toujours en retard et pas seulement sur les droits des femmes.

    À mon avis, même le christ dont vous parlez comme s’il était un de vos proches (ça me fait rire) serait très certainement contre la morale de l’église et contre sa direction au comportement pharisien. En bon jésuite qu’il est, le pape parle régulièrement des deux côtés de la bouche 1) sans prendre de risque par rapport aux positions séculaires de ce groupe chrétien masculiniste qu’est l’église catholique romaine (Hé oui c’est son vrai nom) et 2) en se faisant du capital politique avec quelques phrases laissant croire qu’il cautionne un renouveau dans l’église.

    C’est cela l’hypocrisie de celui qui est finalement comme les papes d’avant mais rien de mieux, car il a été élus par les mêmes évêques. Ces mêmes évêques qui comme le pape ont les yeux rivés sur le passé afin de ne pas voir le présent.

    Et que des femmes le soutiennent et voient du positif dans ses propos m’étonnent vraiment.

    • Je m adresse a vous Hubert , puisque je suis en accord avec vôtre commentaire .Je m exprime en disant que toutes les religions se disent malheureusement avoir la vérité , voila ou le bas blesse , cette suprématie du pouvoir et de la domination sur l humain . Les lois qui régissent toutes ces sectes sont dans le monde entier se donnent un bien fière visage , ( contre l avortement ou contre les homosexuels , contre le remariage , mais participant aux guerres ce qui étant l opposé de leur propre morale ,etc ) ne voulant pas être comparer a de la politique public , mais prônant toujours cette morale soit disant de compassion en devers l autre , mais le tenant toujours bien lier a leurs lois du droit chemin qui en réalité a toujours bifurqué a leur guise .Je trouve déplorable que des humains se donnent soit disant une mission ( religieuse ) , en sachant que chaque humain est lui même un être vivant et que pour moi le plus important est Aime ton Prochain , comme il et elle sont, et non comme les lois religieuses exigent comme code ……. j espère être encore vivante pour voir l humanité entière pouvoir vivre l Amour Universelle et spirituelle , sans frontière , mais sous une seule bannière couleur bleu et rose ( masculin et féminin ) avec un coeur dans son centre .

  17. Bravo Jonathan. J’espèrais lire une réponse comme la vôtre. Pourtant je m’étonne que La Presse n’ait pas publié votre lettre.
    D’une chronique dans La Presse, on s’attendrait à plus de rigueur sur les faits. Ceci montre le fossé qui sépare la perception qu’on a ici du Vatican et du Pape, son rôle, sa fonction, son service. Mais on fait souvent un procès à l’Eglise catholique tout azimut sur deux milles ans d’histoire sans évoquer les contextes des époques pécédentes. Expliquer n’est pas justifier, c’est entendu, mais avant de tirer à boulet rouge sur toute l’Eglise, comprendre d’abord aiderait à changer certaines chose (et c’est à discuter) sans jeter le bébé avec l’eau du bain. Etonnamment, Madame Gagnon pratique fabuleusement bien l’anathème, ne trouvez-vous pas?

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