Candide ou optimiste?

De nos jours, il est de bon ton d’afficher un certain pessimisme devant l’état actuel du monde. Il est vrai que les journaux et les médias sociaux sont remplis de nouvelles plus effarantes que les autres : guerres, attentats, violences physique et sexuelle font les manchettes presque quotidiennement. Le monde semble devenir un endroit de plus en plus périlleux.

Le problème, c’est que je suis un éternel optimiste. Et ayant fait mes études en histoire, j’ai eu l’occasion d’en apprendre beaucoup sur le passé de notre civilisation, assez du moins pour pouvoir faire une certaine comparaison entre l’état de notre société actuelle et celui de celles du passé. Ainsi, je n’ai pas été surpris d’entendre Dominique Boisvert affirmer – dans le cadre du lancement conjoint de ses deux plus récents livres, En quoi je croîs (Novalis, 2017) et NONVIOLENCE (Écosociété, 2017) – que le monde n’avait jamais été aussi sûr. Et cela, chiffres à l’appui.

Bien évidemment, je n’ai pas laissé mon esprit critique à la porte d’entrée lors de ce lancement, d’autant plus que j’avais déjà un biais favorable à l’égard de l’auteur, augmentant ainsi les risques de me faire mener en bateau et de me conforter dans mes présuppositions. J’ai donc essayé d’en apprendre plus sur le sujet tout en cherchant une autre source d’information sur le sujet. Cet article du site Slate.fr aborde exactement ce sujet et démontre lui aussi que le monde est de plus en plus sûr. Et cela, chiffres à l’appui.

Pour ce faire, il analyse les données d’organismes publics concernant six sujets permettant de juger de la dangerosité du monde : les homicides, la violence envers les femmes, la violence envers les enfants, la démocratisation, les génocides (et les massacres de civils) ainsi que les guerres. Toutes ces données (excepté la démocratisation qui suit la courbe inverse) tendent à diminuer de plus en plus dans le monde en général, y compris dans des pays qui apparaissent encore comme étant très dangereux (c’est le cas du taux d’homicide au Mexique qui est en grande diminution depuis les années 1940).

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le monde? Bien sûr que non. Est-ce à dire que la souffrance des victimes est négligeable? Assurément non! Est-ce à dire que la situation s’améliore partout sur la planète de façon égale? Malheureusement non. Mais tout porte à croire que l’état global du monde s’est grandement amélioré depuis la Seconde Guerre mondiale. Et si l’on tient compte de l’incroyable croissance démographique de l’humanité au courant du dernier siècle, il semble bien que la plupart des êtres humains vivent de moins en moins de violence, et ce au quotidien.

Il est bien possible que cette perception, peu fréquente de nos jours, soit erronée. Mais c’est celle qui m’encourage à me dépasser et à continuer de travailler à rendre le monde meilleur pour nos enfants. Et dans le climat pessimiste ambiant, je crois qu’il peut être pertinent de remettre au goût du jour une valeur trop souvent considérée uniquement d’un point de vue plus philosophique, soit l’espérance. Osons espérer concrètement… nous sommes sur la bonne voie!

Image : Lolo_, Half empty or half full ? (2009)

2 Comments

  1. Merci et gardons une attitude optimiste!
    En effet, ce que vous avez écrit est exact si on considère le monde, l’histoire depuis son début.
    Là où on peut faire une petite différence, c’est d’apporter qq bonnes nouvelles autour de nous, car il y en a, et plusieurs.
    J’aime écouter une émission d’Isabelle Craig à RC qui nous fait voir que le monde est beau !
    Allons, des optimistes, réalistes, croyants, peuvent répandre la Bonne Nouvelle et la Joie qu’elle procure!

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