Les sept péchés capitaux

Il y a moins d’un an, le philosophe Christian Godin revisitait le septenaire moral chrétien avec son ouvrage Ce que sont devenus les péchés capitaux (Cerf, 2018). Sa réflexion était avant tout sociologique, car après un retour au sens originel de chaque péché, la meilleure partie de son travail d’analyse portait sur la manière dont la culture moderne l’ a transformé – souvent pour le pire.

Michel Wackenheim, quant à lui, nous offre une proposition se voulant avant tout spirituelle sur le sujet, avec le simplement nommé Les sept péchés capitaux (Novalis, 2019).

Notons d’abord que l’auteur ne dramatise pas outre mesure les péchés capitaux, qu’il ne confond pas, heureusement, avec les péchés graves, ou les péchés dits mortels. Sa définition du péché tout court est sobre et équilibrée :

Mais qu’est-ce que pécher ? C’est poser un acte derrière lequel se dissimule une idole qui nous fait croire au vrai bonheur, alors que le vrai bonheur trouve sa source en Dieu seul (…) Le péché, au fond, c’est toujours se préférer soi-même à Dieu et, du coup, se détourner du bonheur authentique.

Wackenheim passe donc en revue chaque péché, en commençant par en circonscrire le sens profond. Il le fait avec une concision remarquable. Puis il enchaîne en proposant des moyens pour remédier à l’enracinement des péchés capitaux, en suivant le conseil de Léon le Grand : il vaut mieux les surmonter avec patience que les fuir.

Avec cet ouvrage, l’auteur ne réinvente rien, ne propose pas une lecture particulièrement originale des péchés capitaux. Son intention est plutôt de dépoussiérer ces catégories et les rendre pleinement intelligibles au plus grand nombre, tout en proposant une partie plus pratique, elle aussi tout à fait accessible.

Image: paulbr75, Squelettes Funny

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