L’Europe, terre de mission

Nous vivons à une époque qui se caractérise notamment par une importante crise de la confiance : méfiance devant les figures d’autorité, certes, mais aussi en nous et en l’avenir. Alors que l’Église même est concernée par cette crise, comment peut-elle redevenir une force d’inspiration pour l’humanité? Christoph Theobald aborde ce thème dans son plus récent essai, L’Europe, terre de mission (Cerf, 2019).

Le parcours de l’auteur nous permet de mieux comprendre l’angle à partir duquel il a décidé d’aborder la question. Membre de la Compagnie de Jésus, il est aussi professeur de théologie fondamentale et dogmatique. Grand connaisseur du concile Vatican II, il a développé une approche théologique basée sur la stylistique de l’expression telle que développée par Gilles-Gaston Granger. On le perçoit très bien d’entrée de jeu, cet essai est d’un haut calibre intellectuel.

Theobald s’interroge ainsi sur l’avenir du christianisme et de sa façon d’interagir avec les sociétés contemporaines, plus particulièrement celles d’Europe. Il cherche à développer une approche théologique permettant de comprendre l’essence de l’être chrétien dans notre contexte actuel et de faire ressortir les forces que celui-ci peut déployer pour faire face aux défis propres à notre époque. Car l’humanité ne parvient plus à orienter son action dans une perspective d’avenir devant les défis posés par le transhumanisme et la crise écologique.

L’auteur déploie son discours à l’aide de la notion de style qui, loin d’être étrangère au monde de la théologie, permet de mieux appréhender son sujet. En effet, le style permet de reconnaître l’unicité d’une œuvre alors que celle-ci est abordée dans un processus de rencontre qui s’incarne dans un contexte donné. Ainsi, développer une stylistique de l’être chrétien permet aux personnes étrangères au christianisme de mieux distinguer sa contribution unique à l’avenir de l’humanité, l’habilitant à faire face aux défis de notre époque.

Dans ses réflexions, Theobald revisite à la fois les Évangiles, le concile Vatican II – qui possède d’intéressantes intuitions pour appréhender le monde actuel sans pour autant les développer jusqu’au bout – que les écrits du pape François. Se dégage alors l’image d’un être chrétien caractérisé par une sainte hospitalité qui, selon l’auteur, pourrait offrir une nouvelle confiance et vitalité à l’Europe.

Dans l’ensemble, L’Europe, terre de mission est un ouvrage captivant, car l’auteur y déploie une réflexion théologique d’envergure pour l’appliquer à un problème très spécifique et actuel. Cependant, le niveau particulièrement relevé de son langage dessert la diffusion de ses réflexions, d’autant plus que le public potentiel de son essai aura assurément des affinités et une certaine sympathie à l’égard du christianisme, et sera donc déjà un peu acquis à sa cause.

Malgré tout, il est bon de voir des penseurs de haut calibre s’intéresser activement à concevoir ce que peuvent être les chrétiens pour l’humanité du 21e siècle. Il ne reste qu’à trouver des voies pour mettre ces réflexions en application.

Image : Place Saint-Pierre depuis la Basilique, Rome, Etienne Ehret (2013)

38 Comments

  1. on sait qu’on revient toujours à la case départ si on demande quelque chose à dieu et qu’il ne répond pas ou bien qu’on s’attend à quelque chose d’un homme animal.

  2. il faudrait un testament moderne qui traite de l’an o jusqu’à aujourd’hui.

  3. un festival des religions permettrait d’assembler les paroisses de toutes les nations.

  4. au lieu de puiser dans la nuit des temps, nous devrions puiser dans le jour des temps.

  5. une vie idéale ressemble beaucoup plus au bon samaritain qu’à une révolution sociale ou l’attente d’un dieu rédempteur.

  6. cela n’est pas catholique, mais on ne devrait pas mélanger les athées avec les catholiques, les capitalistes avec les communistes, les progressistes avec les cavernistes et les poches avec les douances.

  7. si le monde mettait autant d’énergie dans le bon que toute celle mise dans le mauvais cela irait beaucoup mieux.

  8. un peu comme il se faisait autrefois, il faudrait remettre dieu au défi sur les maux modernes.

  9. la religion rassemblerait plus de personnes autour de sujets communs plutôt qu’autour d’un ou deux personnages centraux.

  10. nous devrions utiliser les enseignements du christ pour corriger les gros problèmes actuels.

  11. étant donné que moise avait plus une dimension délivrance du peuple et que jésus était plus un guérisseur, il y aurait peut être d’autres branches catholiques à développer.

  12. on serait mieux de miser sur du catholique certain plutôt que la venue d’un sauveur.

  13. plutôt que d’avoir des églises offrant toutes la messe le dimanche, nous devrions avoir des églises offrant des services différents et adaptés à la population locale.

  14. comme une sorte de nourriture, on devrait trouver le moyen de nourrir les chrétiens.

  15. entre s’asseoir sur les bancs des églises et multiplier les pains, il y aurait peut être une série d’actions ou de cheminement catholique à identifier.

  16. le prochain royaume sera un royaume de compréhension terre homme et un royaume d’union entre le moi et l’autre, car on ne peut pas dire je veux ceci, je veux cela, j’ai besoin de ceci, j’ai besoin de cela, l’autre est un ceci, l’autre est un cela, l’autre doit faire ceci, l’autre doit faire cela et penser que le tout va arriver.

  17. le prochain royaume sera un royaume de développement individuel sous toutes ces formes physiques et cognitives.

  18. pour combattre la médiocratie, la malbouffe et le me myself, il faudrait compter sur la méritocratie, nutrition naturelle et l’interaction sociale.

  19. sans s’attendre à des solutions satisfaisantes ou des résultats raisonnables, il faudrait plutôt utiliser un système de panneaux indicateurs du chemin à suivre.

  20. il reste que l’évangile de jésus christ tient compte d’un seul point du vue soit celui de jésus christ.
    pourquoi ne pas avoir un évangile des autres qui montre le chemin vers l’amour, la justice, la paix et la vérité.

  21. au lieu de penser comme un humain qui tente de régler des problèmes et des conflits humains, il faudrait penser comme un dieu qui espère le mieux pour les humains.

  22. on sait que les plus grosses réalisations de dieu ont été la libération du peuple des eaux, la multiplication des pains et la luminère de jésus christ, il faudrait donc trouver quelque chose pour libérer un peuple ou nourrir un peuple pendant un certain temps.

  23. malgré adam et ève, jésus christ, les miracles, les riches et les pauvres, la terre ne s’est jamais arrêtée de tournée.
    peut être que la religion devrait arrêter de focaliser sur des choses sans importances.

  24. étant donné que les problèmes actuels prennent la source dans l’humain, il ne faudrait pas demander à l’humain de régler ces propres problèmes.

  25. pour ceux et celles qui font rire d’eux au quotidien, juste dire qu’il faut de la paix, de la charité et du partage ne mène à rien. Il faudrait un cadre ou des représentants plus sévères.

  26. avec toutes les personnes qui gravitent autour de la religion, comment peut-elle se tromper.

  27. au lieu de se servir de dieu comme béquille, il faudrait apprendre à l’homme à devenir un dieu.

  28. avec le mode de vie moderne, les problèmes ne sont plus des problèmes de moisson, de justice et charité.

  29. au lieu de voguer de problèmes en problèmes, il serait préférable de voguer de solutions en solutions pour rendre la vie plus belle.

  30. il faudrait trouver un moyen pour que tout le monde puisse vivre du buisson ardent, de la multiplication des pains et de la pêche miraculeuse.

  31. toujours en respectant l’évangile, on devrait peut être ouvrir les paroisses à des comités sur les changements climatiques, évangélisation par internet, alphabétisation civile, cercle des amis, conférences des curés.

  32. sans dénaturer la religion catholique, il devrait peut être y avoir une ouverture avec les autres religions au niveau des valeurs communes ou des témoignages valant la peine d’être entretenus.

  33. outre le baptême et la première communion, il faudrait travailler sur d’autres certifications catholiques.

  34. outre le notre père et l’évangile selon saint mathieu, il faudrait d’autres prières et d’autres textes témoignant de la nature chrétienne.

  35. les dix commandements étaient déjà connus avant même qu’ils soient annoncées, cependant il nous faudrait dix autres commandements pour poursuivre le travail de la parole.

  36. plutôt que d’avoir toutes des églises pareilles, nous devrions être capables d’aller chercher un petit quelque chose dans les églises.

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