Entre ciel et mère…. en librairie !

En 2006, Caroline Allard a lancé un blogue, Les chroniques d’une mère indigne, qui a connu un succès fou : exposition médiatique, livres, web-série, etc. Succès mérité, du reste, car la blogueuse décrivait avec finesse et une saine autodérision les péripéties, parfois (voire souvent) exaspérantes, survenant dans la vie d’une jeune mère bien de son temps. L’humour et la franchise étaient au rendez-vous, ce qui a pu aider maintes mamans, et même bien de nouveaux papas, à évacuer un peu de cette culpabilité qui accompagne si naturellement l’état parental.

De fait, pas toujours facile d’être un parent à la hauteur des attentes, des nôtres comme de celles des autres, en plus de réussir sa vie professionnelle, faire son jogging, être le ou la meilleur ami de cinq-six personnes, être heureux, ainsi de suite. Quand je suis devenu éditeur chez Novalis, je me suis dit : pour les jeunes Québécois et Québécoises, pas facile, non plus, de s’afficher comme catholique. Ce n’est pas une marque populaire par les temps qui courent.

Mais je n’avais pas envie d’initier un projet de livre de billets pseudo-apologétiques déplorant l’indifférence, voire l’hostilité médiatique envers les catholiques. Trop ringard, lourd et même un peu mesquin. Je ne désirais pas non plus que l’on publie un recueil de chroniques principalement consacrées aux mésaventures existentielles liées au fait d’avoir la foi. Ça aurait été trop mince.

Cependant, l’idée d’exposer les défis de la maternité en même temps que ceux d’une vie spirituelle chrétienne consciencieuse et dynamique, sur un ton personnel et teinté d’humour, ça me semblait frais et fécond. Restait à trouver l’auteure. Quand Jacques Lison, figure de proue du Prions en Église, m’a parlé de Valérie Roberge-Dion, j’ai tout de suite subodoré qu’il fallait aller prospecter avec sérieux.

Et quelques mois plus tard, je suis enchanté du résultat. Je n’ai guère à présenter de long en large Entre ciel et mère. Spiritualité, vie de famille et autres acrobaties, car l’auteure a publié sur ce blogue plusieurs extraits donnant un aperçu fidèle de la teneur de l’ouvrage. Il me suffit de dire à quel point j’aime ce petit opus, et combien je souhaite qu’il remporte du succès, non pas seulement pour des raisons professionnelles, mais aussi parce qu’il peut faire beaucoup pour renouveler l’image du catholicisme québécois. Car Valérie Roberge-Dion n’est pas la seule de sa génération à avoir les deux pieds sur terre, à s’épanouir un peu comme tout le monde, tout en désirant répondre à l’appel intérieur de chercher Dieu, et de partager avec son entourage les fruits de cette recherche perpétuelle et joyeuse. Bref, des jeunes catholiques pas trop toqués, ça existe, et Entre ciel et mère, outre que de montrer cela avec brio, pourrait bien aussi, je le souhaite, en engendrer d’autres.

En terminant, voici l’entrevue que l’auteure a donnée à la webtélé ECDQ.tv :

Image: Couverture du livre par Bach

1 Comment

  1. Tu as raison, sans dénigrer les héros qui ont accompli des exploits amplement médiatisés et qui méritent notre admiration, il y a beaucoup de héros méconnus qui ont, souvent avec courage et abnégation, accompli leurs devoirs ( responsabilités ) envers leur famille. Combien se sont arraché le cœur et la santé pour donner à leur famille tout ce qu’ils pouvaient pour qu’elle ait une vie heureuse. Il est bon de mettre en valeur ces héros, héroïnes peu médiatisés.

Laisser un commentaire