Quand on aime

« Quand on aime », ce sont les paroles d’une chanson interprétée par John Littleton achat viagra en ligne en france. Qui ne se souvient de cette voix aux accents uniques ? Nous l’entendions partout dans les paroisses dans les années 1960 aux années 1980. Mais qui était-il donc ?

Un coffret souvenir de 5 disques compacts vient répondre à cette question. Non seulement retrouvons-nous un très large spectre de son répertoire (chant religieux, chants de Noël, chants à Marie et pour la paix, negro spirituals, Folk songs et chansons), mais le tout est accompagné d’un livret nous parlant de son parcours atypique.

Petit-fils d’esclaves en Louisiane, fils d’un pasteur baptiste dont il accompagnera les chorales gospel dans sa jeunesse, John Littleton naît vers 1930 dans une plantation de coton. Doué d’un talent musical reconnu par sa famille et son entourage scolaire, dont son professeur de musique, il part pour l’Europe à l’âge de 16 ans et entre au conservatoire de Paris en 1950. Il en sortira en 1956, avec un premier prix de chant, un premier prix également d’opéra, et un deuxième prix d’opéra-comique.

Après des débuts dans le grand répertoire classique, John Littleton renouera bientôt avec les negro spirituals de son enfance. Avec la collaboration d’Odette Vercruysse, il développera un répertoire de chants religieux qui essaimera en France (le disque « Amen » remportera le grand prix du disque Charles Cros) et au Canada spécialement. Il fera des tournées également aux États-Unis, au Japon, en Nouvelle-Calédonie, à Tahiti, au Liban, en Pologne devant le futur pape Jean-Paul II, en Terre sainte, en Allemagne.

Il recevra la médaille de la ville de Paris, le prix Mahalia Jackson, la Légion d’honneur, l’ordre de Saint-Grégoire.

Je vous laisse sur cette chanson de John Littleton que j’aime beaucoup, qui laisse percevoir les capacités vocales de Littleton avec son timbre chaleureux : Entre tes mains. À écouter !

 

Anthologie John Littleton, Bayard Musique et Studio SM, 2016.

1 Comment

  1. Que de souvenirs! Dans ma paroisse, c’était cette musique extraordinaire qui accompagnait nos Jours Saints. Un brin d’enfance – joyeuse et heureuse – qui remonte en moi. Vivement que je renoue avec cette voix incroyablement belle, chaude et remplie de l’âme d’un Dieu de miséricorde.

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